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 État du système bancaire US . le crack, c'est pour demain

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Tarouilan
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MessageSujet: État du système bancaire US . le crack, c'est pour demain   Lun 17 Mar 2008, 10:32

Réserves des banques US :


Crédits souscrits auprès de la FED :


Mème sans être économiste..... on peut comprendre ... affraid
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Tarouilan
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MessageSujet: Re: État du système bancaire US . le crack, c'est pour demain   Ven 21 Mar 2008, 00:38

Un économiste à considéré ces tableaux, qui sont authentiques, et a précisé que la situation était beaucoup plus grave qu'en 1929..... affraid affraid

tous les ingrédients d'une crise systémique globale d'une ampleur jamais vu
c'est carrément tout le système financier international qui est en faillite et 1929 c'était du pipi de chat a coté

D'ailleurs, hors-mis Ben Benarke qui a dit clairement que des petites banques americaines allaient faire faillite ( ce qui veut dire en clair des grosses aussi) Mervyn King, le patron de la Banque d'Angleterre, vient d'annoncer à ses concitoyens qu'ils devaient se préparer à une baisse de leur niveau de vie.... source http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2008/02/14/ninflation114.xml
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Tarouilan
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MessageSujet: Re: État du système bancaire US . le crack, c'est pour demain   Lun 24 Mar 2008, 11:11

- Communiqué public GEAB N°22 (15 février 2008) -

http://www.leap2020.eu/GEAB-N-2-Sommaire_a129.html


Selon LEAP/E2020, la fin du 3° trimestre 2008 marquera un nouveau point d’inflexion dans le développement de la crise systémique globale. A cette date en effet, l’impact cumulé de l’ensemble des différentes séquences de la crise (voir tableau ci-dessous) attendra sa puissance maximale et affectera donc de manière décisive le coeur même des systèmes concernés, au premier rang desquels se trouvent les Etats-Unis, épicentre de la crise actuelle. Aux Etats-Unis, ce nouveau point d’inflexion se traduira par un effondrement de l’économie réelle, ultime étape socio-économique de l’explosion en série des bulles immobilières et financières (1) et de la poursuite de la chute de la valeur du Dollar. L’effondrement de l’économie réelle US représente tout simplement l’arrêt quasiment complet de la machine économique américaine : faillites privées et publiques en très grand nombre, fermetures massives d’entreprises et de services publics (2), …

Signe avant-coureur, il est intéressant de noter qu’à partir de Mars 2008, le gouvernement américain interrompra la publication de ses indices économiques pour des raisons de contraintes budgétaires (3). Les lecteurs du GEAB N°2 et de l’alerte connexe, gardent certainement en mémoire notre anticipation qui avait notamment corrélé la chute à venir du Dollar avec la fin de la publication de M3 par la Réserve fédérale US. Voici à notre avis un nouveau signal clair que les dirigeants américains s’attendent dorénavant à de bien sombres perspectives économiques pour leur pays.


Perspective temporelle des 7 séquences de la phase d’impact de la crise systémique globale, anticipée depuis la mi-2007 - Source LEAP/E2020, GEAB N°18 (10/2007)

Dans ce GEAB N°22, les experts de LEAP/E2020 tentent notamment d’anticiper les conséquences concrètes de cet effondrement de l’économie réelle américaine sur les Etats-Unis eux-mêmes, et sur les autres régions de la planète. Parallèlement, notre équipe développe une série de cinq recommandations stratégiques et opérationnelles pour se prémunir face à l’aggravation de la crise systémique globale des mois à venir.

A l’occasion du deuxième anniversaire de la publication de sa fameuse « Alerte crise systémique globale » qui avait fait le tour de la planète en Février 2006 (4), LEAP/E2020 souhaite néanmoins rappeler que nous entrons désormais de plain-pied dans une période sans aucun précédent historique. Comme l’a souligné à maintes reprises depuis deux ans notre équipe de chercheurs, les comparaisons avec les crises précédentes de l’économie moderne sont fallacieuses. Il ne s’agit en effet ni d’un « remake » de la crise de 1929 ni d’une répétition des crises pétrolières des années 1970 ou boursières de 1987. Il s’agit bel et bien d’une crise systémique globale, c’est-à-dire affectant l’intégralité de la planète et touchant directement aux fondements du système international qui sous-tend l’organisation planétaire depuis des décennies.
Pour LEAP/E2020, il est également édifiant de constater que deux ans après la publication de sa fameuse « Alerte crise systémique globale » qui avait simultanément suscité l’intérêt de millions de lecteurs dans le monde entier et l’ironie condescendante de la plupart des « experts » et « responsables » du monde économique et financier, tout le monde est désormais convaincu qu’il y a bien une crise, qu’elle est bien globale et pour la plupart qu’elle est peut-être bien systémique. Cependant, notre équipe reste toujours étonnée par l’incapacité qu’ont ces mêmes experts et responsables à appréhender la nature même du phénomène que nous vivons actuellement. A les lire, cette crise systémique globale ne serait qu’une sorte de crise, « classique » mais en plus « gros ». C’est ainsi que les médias financiers reflètent d’ailleurs les interprétations dominantes de la crise en cours. Pour notre équipe c’est là une démarche non seulement intellectuellement paresseuse (5) mais moralement coupable car elle a pour principale conséquence de ne pas permettre aux lecteurs (qu’ils soient simples citoyens, investisseurs individuels ou responsables d’institutions privées ou publiques) de se préparer aux chocs à venir (6).
Ainsi, contrairement à ce que l’on peut lire ces dernières semaines dans les médias dominants, toujours prompts à tenter de camoufler la réalité pour servir les intérêts qui les dominent, LEAP/E2020 souhaite rappeler que c’est avant tout aux Etats-Unis que cette crise systémique globale prend avant tout une forme sans précédent (la « Très Grande Dépression US » comme l’a appelée notre équipe dès Janvier 2007 (7)) puisque c’est autour d’eux, et d’eux seuls, que s’est progressivement organisé le monde issu de la Seconde Guerre Mondiale. Les différents numéros du GEAB ont largement expliqué cette situation. Pour résumer, nous jugeons utile de souligner que ce n’est ni l’Europe ni l’Asie qui ont un taux d’épargne négatif, une crise immobilière généralisée jetant à la rue des millions de citoyens, une devise en chute libre, des déficits publics et commerciaux abyssaux, une économie en récession et pour couronner le tout, des guerres coûteuses à financer.
Ce ne sont donc ni l’Asie ni l’Europe (plus exactement ‘la zone Euro’) qui subiront les conséquences les plus brutales, les plus durables et les plus négatives de la crise en cours ; mais bien les Etats-Unis et les pays/économies fortement corrélé(e)s aux Etats-Unis (ce que nos experts appellent désormais le « risque américain ») (8). Il y a bien en effet « découplage » entre l’économie US et celles des autres grandes régions du monde. Mais « découplage » ne signifie pas « indépendance ». Il est bien évident, comme l’a anticipé LEAP/E2020 depuis de nombreux mois, que l’Asie et l’Europe seront affectées par la crise. « Découplage » signifie en revanche que les évolutions de l’économie US et celles des autres grandes régions du monde ne sont désormais plus synchronisées, que l’Asie et l’Europe évolueront dorénavant selon des trajectoires qui ne seront plus déterminées par celles de l’économie US.
La crise systémique globale marque en fait le début du « découplage » entre l’économie US et celles du reste de la planète. Les économies non « découplées » seront d’ailleurs celles qui vont être entraînées dans la spirale négative américaine.


Chute brutale du nombre des emplois indépendants aux Etats-Unis - Source Bureau of Labor Statistics / Merril Lynch (les zones ombrées représentent les périodes de récession)

Les exemples d’explosion des bulles immobilière (2006) et financière (2007) sont éloquents. En effet, l’immense majorité des opérateurs (non-spécialistes du secteur concerné) a découvert que la « fête était finie » bien après le renversement de tendance. Durant toute la période de retournement (qui dure en général 6 mois à 1 an maximum), la parole dominante a continué à prétendre que rien ne changeait et que les incertitudes naissantes n’avaient aucune raison d’être ; puis, que les problèmes resteraient confinés au secteur concerné et aux seuls Etats-Unis. Ceux, aux Etats-Unis et dans le reste du monde, qui ont écouté ce discours s’en mordent les doigts aujourd’hui car ils sont désormais prisonniers de maisons invendables (ou en passe d’être saisies) ou voient chaque jour un peu plus que la veille la valeur de leurs actions s’effriter (9).

Concernant les marchés boursiers, notre équipe avait anticipé dès Octobre 2007 que les bourses mondiales perdraient entre 20% et 60% selon les régions au cours de l’année 2008. Aujourd’hui, nous devons réévaluer nos anticipations en direction d’une baisse encore plus forte puisque, d’une part, les places boursières ont en général déjà perdu entre 10% et 20% depuis le début de l’année (1°), et que, d’autre part, l’effondrement de l’économie réelle aux Etats-Unis d’ici la fin de l’été 2008 va entraîner toutes les bourses mondiales dans une spirale infernale. Pour LEAP/E2020, c’est vers une baisse de 50% en moyenne par rapport à 2007 que s’orientent désormais les bourses mondiales (y compris dans les pays émergents) (11).
Ce type de réévaluation est typique du travail d’anticipation réalisé par LEAP/E2020. Nous cherchons chaque mois à discerner les tendances qui se renforcent ou au contraire s’affaiblissent afin d’en tirer les conséquences nécessaires pour améliorer la pertinence de nos évaluations. Nous ne cherchons pas à « avoir raison » (12), à « vendre » ou « promouvoir » quoi que ce soit. Nous cherchons simplement et sans a priori à décrire à l’avance les conséquences concrètes des grandes tendances à l’oeuvre dans notre monde du début du XXI° siècle et à faire part à nos lecteurs des moyens permettant de se prémunir des conséquences les plus négatives.
Dans ce numéro 22 du Global Europe Anticipation Bulletin, avec notamment notre alerte sur l’effondrement de l’économie réelle aux Etats-Unis à partir de Septembre 2008, nous tentons à nouveau de prévenir ceux qui sont concernés par les conséquences de cet événement majeur qui va générer des troubles socio-politiques très graves aux Etats-Unis (13) dont l’économie est véritablement en train de s’écrouler (14), ce qui aura bien entendu des retombées très lourdes sur l’ensemble des marchés financiers et monétaires et pour l’économie mondiale. Nous n’avons toujours pas atteint le coeur de la crise. Selon LEAP/E2020, il sera atteint dans la deuxième moitié de 2008.

———
Notes:

(1) Un film très instructif vient d’être présenté au Sundance Film Festival : I.O.U.S.A., réalisé par Patrick Creadon. En suivant le parcours de David Walker), US Comptroller General (et à ce titre en charge de contrôler les dépenses publiques du gouvernement fédéral), à l’occasion d’une série de conférences à travers les Etats-Unis sur l’état des finances publiques du pays, ce film traite de manière très directe des conséquences de la crise actuelle sur les Etats-Unis et les Américains. Sa sortie illustre combien en quelques mois la crise est sortie des débats d’expert et des conseils d’administration d’établissements financiers pour entrer dans la vie quotidienne des Américains.
(2) L’effondrement complet ces derniers jours du marché des obligations municipales américaines (les « Munis ») illustre la diffusion de la crise à tous les secteurs de la société américaine. Il représente un coup d’arrêt aux projets d’investissement public de l’ensemble des collectivités territoriales des Etats-Unis. Il est l’une des premières grandes victimes de l’implosion des « bonds insurers » qu’avait anticipée LEAP/E2020 dans le GEAB N°19. Et il démontre à nouveau combien les grandes banques sont désormais incapables de continuer à jouer leur rôle de financement de l’activité économique du pays. Sources : Financial Times, 13/02/2008 / Bloomberg, 14/02/2008
(3) Source : EconomicIndicators.Gov, Economics & Statistics Administration, US Department of Commerce
(4) Voir GEAB N°2, 15/02/2006
(5) La première raison qui empêche les « experts » de penser « l’impensable », ça n’est pas une question d’intelligence ; mais un problème « commercial ». En effet, cela les obligerait à revoir l’essentiel de leur « fonds de commerce » intellectuel (notamment leurs hypothèses traditionnelles de travail) et commercial (leurs « clients » n’apprécieraient pas de s’entendre dire qu’ils faisaient fausse route toutes ces dernières années).
(6) A ce sujet, soulignons le discours direct et sans fioriture de Mervyn King, patron de la banque centrale britannique, qui vient de prévenir ses concitoyens que la crise actuelle allait provoquer une baisse significative de leur niveau de vie. C’est un discours qu’hélas aucun dirigeant américain, y compris chez les Démocrates, ne semble prêt à tenir au peuple américain alors qu’il sera encore plus touché que le peuple britannique. Source : The Telegraph, 14/02/2008.
(7) Voir GEAB N°11, 15/01/2007.
(8) Dans ce numéro 22 du GEAB, l’équipe de LEAP/E2020 donne d’ailleurs une série de conseils pour aider les investisseurs à évaluer eux-mêmes le « risque américain » des différents pays, secteurs ou placements.
(9) Il en est de même pour tous ceux qui ont choisi d’écouter les discours dominants qui, tout au long des années 2006 et 2007, prétendaient impossible la montée du taux de change EURUSD vers 1,30, puis 1,40, puis désormais 1,50 … en attendant les 1,70 pour la fin 2008.
(10) Seuls les « marchands de rêve » peuvent encore imaginer un redressement boursier d’ici la fin de cette année, car la crise va aller s’accélérant.
(11) Il est utile de rappeler qu’en Janvier 2008, en un seul mois, les bourses mondiales ont vu disparaître en fumée 5.200 milliards USD. Source : China Daily News, 10/02/2008
(12) Même si indéniablement nous avons eu raison ces deux dernières années en ce qui concerne la crise systémique globale.
(13) Voir ‘Séquence 6 : 2° Trimestre 2007 – 4° Trimestre 2009 : « Très Grande Dépression » aux Etats-Unis, crise sociale et montée en puissance des militaires dans la gestion du pays’, GEAB N°18, 15/10/2007
(14) Les prévisions concernant les faillites de dizaines de banques aux Etats-Unis dans les deux ans à venir illustrent l’ampleur des problèmes à venir. Source : Reuters, 01/02/2008

Vendredi 15 Février 2008
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Tarouilan
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MessageSujet: Mesures radicales envisagées.......   Lun 24 Mar 2008, 18:24

Washington pourrait cautionner les prêts immobiliers
LE MONDE | 24.03.08 | 14h47 • Mis à jour le 24.03.08 | 15h54
NEW YORK ENVOYÉ SPÉCIAL

Pour éviter que l'éclatement de la bulle du crédit immobilier américain ne fasse s'effondrer le système bancaire, toutes les solutions sont envisagées, même les plus radicales. L'hypothèse qui circule aujourd'hui aux Etats-Unis, dans le cas où la situation deviendrait incontrôlable, est celle d'un rachat massif par le gouvernement des produits financiers basés sur les crédits immobiliers ou "mortgage backed securities" (MBS). L'Etat apporterait sa caution et cela permettrait de régler le problème, récurrent depuis l'été, du financement des établissements bancaires dont les bilans portent des actifs dont il est devenu impossible d'établir la valeur.

Kenneth Rogoff, ancien économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI) et professeur à Harvard, chiffre entre deux et trois mille milliards de dollars (jusqu'à deux milliards d'euros) le coût d'un tel rachat. Il estime que la perte serait d'au moins 500 milliards de dollars pour le contribuable américain. "On serait dans la même logique, mais à une tout autre échelle, que le renflouement et la liquidation des Caisses d'épargne américaines à la fin des années 1980 à la suite déjà d'une crise immobilière", explique M. Rogoff. Cela permettrait de donner une valeur aux crédits immobiliers et de chiffrer définitivement les pertes bancaires, ce qui rétablirait la confiance.

"FAIRE BAISSER LA TENSION"

Le Financial Times révèle, dans son édition datée des 22 et 23 mars, que plusieurs banques centrales, dont la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque d'Angleterre et la Banque centrale européenne (BCE), ont commencé à évoquer ensemble la possibilité d'une telle opération. La Banque d'Angleterre a reconnu avoir des discussions avec ses homologues sur les moyens de "faire baisser la tension" sur les marchés financiers, mais dément avoir l'intention de solliciter le contribuable pour assumer les risques de crédits à la place des établissements financiers. La banque centrale ajoute qu'elle ne fait pas partie "de celles" qui "envisagent" l'achat de produits financiers contenant des prêts immobiliers.

Les réticences seraient encore plus grandes à Francfort du côté de la BCE qui se refuse à tout commentaire. L'idée fait surtout son chemin aux Etats-Unis, même si un porte-parole de la Fed a déclaré samedi que "la Réserve fédérale n'est pas engagée dans des discussions avec des banques centrales étrangères pour un rachat coordonné des MBS". Elle ne rejette pas pour autant par principe toute intervention de cette nature qui peut, selon elle, être justifiée dans certains cas, mais seulement en dernier recours.

Le fait qu'une telle hypothèse soit évoquée illustre en tout cas la crainte des banques centrales de voir la situation leur échapper une semaine seulement après le sauvetage de la cinquième banque d'affaires américaine, Bear Stearns.

"Nous n'y sommes pas encore, mais nous approchons du troisième stade d'une crise financière quand la banque centrale a dépensé toutes ses munitions et ne parvient pas à restaurer l'équilibre. Il reste alors trois choix possibles : la dépression, l'inflation ou l'intervention publique", souligne J. Bradford Delong, professeur d'économie à l'université de Berkeley et ancien secrétaire adjoint au Trésor dans l'administration Clinton. "La dépression est impensable, l'inflation par la planche à billet est vraiment à éviter, il ne reste plus que l'intervention de l'Etat parce que la quantité d'actifs compromis est trop importante pour être absorbée par les intermédiaires financiers", ajoute-t-il.

La décision, sans précédent, de racheter et de cautionner les crédits immobiliers ne serait de toute façon pas du seul ressort des banques centrales mais avant tout des gouvernements. Elle supposerait un engagement massif des finances publiques et présenterait de sérieux risques politiques. Aujourd'hui, la Maison Blanche n'y est pas prête et le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, n'y serait pas favorable. Il faudrait justifier auprès de l'opinion l'utilisation d'argent public pour sauver des banques ayant pris des risques inconsidérés.

Pour le moment, la Fed et l'administration estiment que la situation n'est pas suffisamment dramatique pour en arriver là. La Réserve fédérale entend d'abord mesurer l'efficacité de ses fortes baisses de taux d'intérêts depuis six mois et des mesures de refinancements exceptionnelles pour les établissements financiers qu'elle a mises en place.
Eric Leser
Article paru dans l'édition du 25.03.08.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/03/24/washington-pourrait-cautionner-les-prets-immobiliers_1026747_3234.html#ens_id=951246
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Vergeture
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MessageSujet: Re: État du système bancaire US . le crack, c'est pour demain   Lun 24 Mar 2008, 22:49

Merci pour toutes ces infos édifiantes. Il est bon de lire autre chose que ce que l'on veut bien nous donner pour nous rassurer.
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MessageSujet: FED.... structure privée..... tous les pouvoirs......   Dim 30 Mar 2008, 12:55

AFP le 29/03/2008 10h48

Etats-Unis: le gouvernement veut élargir les pouvoirs de la Fed

Le gouvernement américain proposera lundi d'élargir considérablement les pouvoirs de la banque centrale des Etats-Unis en lui permettant notamment de surveiller les marchés financiers pour éviter des catastrophes comme celle des "subprime", rapporte samedi le New York Times.

Selon un résumé de ce projet, que le journal dit avoir obtenu du gouvernement, la Réserve fédérale américaine (Fed) se verrait octroyer le pouvoir d'enquêter sur n'importe quelle institution financière dont l'activité serait susceptible de mettre en péril la stabilité économique du pays. Elle aurait aussi toute latitude pour combattre les risques pour le système financier dans son ensemble.

..............

Les 2 seuls présidents qui ont tenté de redonner à l’État le monopole de l’impression de billets = Lincoln et Kennedy.

Les 2 seuls présidents assassinés aux USA = Lincoln et Kennedy.

Coincidence ?


… Peu de mois avant son assassinat, John F. Kennedy a été semoncé par son père Joseph dans le salon ovale de la Maison Blanche. «Si tu le fais, ils te tueront!» Mais le président ne s’est pas laissé dissuader. Le 4 juin 1963, il a signé l’acte exécutif numéro 111 110, abrogeant ainsi l’acte exécutif 10289, remettant la production de billets de banque dans les mains de l’État et privant en grande partie de son pouvoir le cartel des banques privées. Après que quelque USD 4 milliards en petites coupures nommées «United States Notes» eurent déjà été mises en circulation et alors que l’imprimerie de l’État s’apprêtait à livrer des coupures plus importantes, Kennedy a été assassiné le 22 novembre 1963, soit 100 ans après Lincoln, par un tireur isolé abattu lui-même lors de sa fuite. Son successeur s’appelait Lyndon B. Johnson. Lui aussi a suspendu l’impression de billets pour des raisons inexplicables. Les douze banques fédérales de réserve ont retiré immédiatement les billets Kennedy de la circulation et les ont échangés contre leurs propres reconnaissances de dette…

Rappelons que ce qu'on appelle "la FED" = La Réserve fédérale (Federal Reserve System) est un réseau de 12 banques PRIVÉES affraid

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_f%C3%A9d%C3%A9rale_des_%C3%89tats-Unis

P.S. : Présidents tués, il y en a eu deux autres :
http://en.wikipedia.org/wiki/James_A._Garfield_assassination
http://en.wikipedia.org/wiki/William_McKinley_assassination
dont un Garfield....


Dernière édition par Tarouilan le Dim 30 Mar 2008, 13:31, édité 1 fois
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GoodyGuy
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MessageSujet: Re: État du système bancaire US . le crack, c'est pour demain   Dim 30 Mar 2008, 13:14

L'entourloupe a pour nom "titrisation" : aprés avoir privatisé les profits on mutualise les pertes !!!

Et à votre avis qui est le pig de payant ?

rendeer

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Tarouilan
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MessageSujet: Re: État du système bancaire US . le crack, c'est pour demain   Mar 01 Avr 2008, 08:49

GoodyGuy a écrit:
L'entourloupe a pour nom "titrisation" : aprés avoir privatisé les profits on mutualise les pertes !!!
Et à votre avis qui est le pig de payant ?
rendeer

Mais le pire, c'est que les subprimes, sont suivies par d'autres types de prets maintenant :

USA: la crise des prêts dépasse le "subprime" et menace le système financier
Par Thomas URBAIN

WASHINGTON (AFP) - La crise immobilière américaine, jusqu'ici relativement circonscrite aux prêts les plus risqués, dits "subprime", s'étend aujourd'hui progressivement à d'autres catégories de prêts, menaçant par ricochet les marchés financiers de nouveaux déboires.

"Le niveau élevé des défauts de remboursement et des saisies immobilières n'est pas limité au +subprime+", a affirmé, la semaine dernière, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke.

L'agence de notation Standard (SNDH.PK - actualité) and Poor's a indiqué jeudi que le taux de défaut sur les prêts dits "Alt-A", catégorie située entre le "subprime" (risqué) et le "prime" (peu risqué), était en forte hausse en février.

L'attribution de ces prêts "Alt-A" est essentiellement basée sur l'historique du foyer en matière de paiements et de remboursements. Son examen ne doit pas révéler d'incident de paiement, condition qui n'est pas requise pour le "subprime".

Mais il s'agit souvent là de la seule condition majeure d'obtention du prêt, l'emprunteur n'ayant pas à fournir d'informations concernant ses revenus.

D'après l'agence Fitch, le montant des prêts "Alt-A" émis entre 2005 et 2007 dépasse 600 milliards de dollars.

Le décalage entre l'augmentation des impayés entre le "subprime", constatée il y a plus d'un an, et le "Alt-A", qui commence juste à prendre de l'ampleur, s'explique d'abord par le fait que ce dernier a été émis massivement jusqu'en 2007, soit plus tard que le "subprime".

Selon Standard and Poor's, le taux de défaut sur les prêts "Alt-A" titrisés en 2007 a atteint 10% en février, en hausse de 14% par rapport à janvier.

L'autre facteur de l'effet retard par rapport au "subprime" vient de la structure de ces prêts. Ils permettent souvent de fixer de faibles mensualités durant les premiers mois ou les premières années.

Mais une règle fait que, lorsque la différence entre le montant restant à rembourser et le prix estimé du bien dépasse un certain seuil, les remboursements sont immédiatement revus à la hausse.

Les faibles remboursements initiaux n'ayant pas empêché le montant encore dû de gonfler et les prix de l'immobilier ayant tendance à baisser actuellement, de plus en plus de foyers sont concernés.

"Cela peut représenter un bond de plusieurs centaines de dollars. Pour une famille modeste, c'est beaucoup d'argent", explique Mark Adelson, du cabinet Adelson and Jacob Consulting.

Tout comme ce fut le cas pour le "subprime", la détérioration du marché du "Alt-A" est, par ricochet, en train de se transmettre aux marchés financiers.

Le 6 mars, l'agence Fitch a notamment placé 160 milliards de dollars de titres adossés aux prêts "Alt-A" sous surveillance négative, ce qui implique qu'elle envisage de les dégrader.

En cas d'abaissement de notation de ces titres, les banques qui en détiennent encore en portefeuille seraient contraintes de passer de nouvelles dépréciations d'actifs.

"Il y a une possibilité raisonnable" que la dégradation du marché des "Alt-A" déclenche une nouvelle vague de dépréciations, estime M. Adelson.

L'abaissement massif de notation par Moody's sur des titres adossés au "Alt-A" et détenus par la banque Bear Stearns (NYSE: BSC - actualité) , le 10 mars, est bien l'un des facteurs qui a mené à sa perte.

Annoncée mercredi, la décision de l'autorité de régulation des deux géants américains du refinancement hypothécaire, Fannie Mae (NYSE: FNM - actualité) et Freddie Mac (NYSE: FRE - actualité) , de leur permettre de garantir davantage de prêts, pourrait offrir une respiration aux "Alt-A".
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Tarouilan
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MessageSujet: Encore une banque qui boit le bouillon.......   Mar 01 Avr 2008, 21:54

C'est en Suisse ....... mais le système bancaire ne connaît pas de frontières... :

UBS: dépréciations et pertes abyssales, le président sur le départ

La première banque suisse a subi une nouvelle dépréciation d'environ 19 milliards de dollars et va terminer le premier trimestre en perte de 12 milliards de francs suisses, poussant le président Marcel Ospel à ne pas se présenter à sa réélection. Après avoir levé 13 milliards en février, les actionnaires vont devoir remettre au pot environ 15 milliards de francs.

Un véritable séisme va encore secouer la planète financière ce mardi. Cette fois ci, les mauvaises nouvelles viennent d'Europe. UBS annonce ce mardi s'attendre à une perte nette de 12 milliards de francs suisses (7,65 milliards d'euros) pour le premier trimestre.

Dans un communiqué diffusé mardi, la première banque suisse ajoute que ses comptes trimestriels inclueront des dépréciations de 19 milliards de dollars (12 milliards d'euros), soit autant que celles passées pour l'ensemble de l'année 2007 (18,4 milliards de dollars). La banque va également lancer une nouvelle augmentation de capital de 15 milliards de francs suisses, "entièrement souscrite par quatre banques internationales majeures", après celle de 13 milliards approuvée courant février par les actionnaires, selon un communiqué.

Dans ces conditions, Marcel Ospel ne se représentera pas à la présidence du conseil d'administration, la banque présentant Peter Kurer pour lui succéder.

La division de banque d'investissement devrait accuser une perte avant impôts de 18 milliards de francs suisses pour les trois premiers mois de l'année (perte de 4,4 milliards sur l'ensemble de l'année 2007). Alors qu'il constate une nouvelle dégradation des marchés hypothécaires, UBS ajoute prévoir de créer une entité séparée afin de gérer certains de ses actifs illiquides dans l'immobilier américain. L'exposition du groupe aux ARS (Auction-Rate Securities), est passée de 5,9 milliards de dollars à 11 milliards. L'exposition dans le subprime s'est réduite à 15 milliards au premier trimestre après 27,6 milliards alors que les positions dans les crédits "Alt-A" ont été ramenées à 16 milliards après 26,6 milliards.

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MessageSujet: Re: État du système bancaire US . le crack, c'est pour demain   Mar 01 Avr 2008, 23:15

Citation :
[…] Sitôt installée, la déréglementation des marchés de capitaux nous a fait faire un bond en arrière de soixante ans puisque le krach de 1987 a non seulement égalé en importance celui de 1929 mais a constitué le premier événement du genre survenu depuis lors. Quant à la panique bancaire de la Northern Rock, il faut carrément remonter à 1866 pour en retrouver l’équivalent. On juge du « progrès » et de la « modernité »… Or la croyance libérale n’en démord pas.

On reste sidéré du bilan dérisoire de la réunion européenne tenue à Londres le 29 janvier. « Tout en préférant des solutions de marché, si les acteurs de marché s’avèrent inaptes à traiter ces problèmes, nous sommes prêts à considérer des solutions de remplacement réglementaires », déclare sans rire le communiqué officiel. Mais cette inaptitude est avérée depuis vingt ans ! La preuve en est cette infernale récurrence de la crise des marchés puisque, depuis 1987, nous n’avons pas la paix plus de quatre ans d’affilée. […]
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1865
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MessageSujet: Re: État du système bancaire US . le crack, c'est pour demain   Mar 01 Avr 2008, 23:56

Si ça continue on va terminer comme ça ...




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MessageSujet: Re: État du système bancaire US . le crack, c'est pour demain   Mer 02 Avr 2008, 11:35

GoodyGuy a écrit:
Si ça continue on va terminer comme ça ...




C'est un siège pour madame à l'arrière ?
C'est quoi la marque des sandales ?

Si, de surcroît, les Vélibs devaient être squattés de la sorte, m'étonnerait pas que les épidémies de maladies vénériennes reprennent de plus belle en Europe...

Comme quoi : la selle, c'est vraiment un accessoire strictement personnel ! Je comprends pourquoi on ne prête pas une Brooks !


Dernière édition par thibe le Jeu 03 Avr 2008, 08:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: État du système bancaire US . le crack, c'est pour demain   Mer 02 Avr 2008, 11:52

GoodyGuy a écrit:
Si ça continue on va terminer comme ça ...
Bof, du moment qu'on garde nos Brompton's...
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MessageSujet: Re: État du système bancaire US . le crack, c'est pour demain   Mer 02 Avr 2008, 21:11

thibe a écrit:

C'est un siège pour madame à l'arrière ?

pig pig pig


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MessageSujet: Re: État du système bancaire US . le crack, c'est pour demain   Jeu 03 Avr 2008, 21:22

La Chine....... reprend les choses en main...

Fan Gang, directeur de l'Institut national de recherches économiques de la Chine, se tenait devant une pièce pleine à craquer au Forum mondial de l'économie à Davos, en Suisse.

Et ses déclarations étaient très claires...

"Le dollar US n'est plus, selon nous, une devise stable. Il se dévalue sans arrêt, et sans arrêt cela cause des problèmes. La véritable question est donc de savoir comment changer de régime pour passer d'un lien avec le dollar à une référence plus facilement gérable, comme l'euro, le yen... ce genre de systèmes plus diversifiés..."

Et la Chine n'est pas la seule à se détourner du billet vert. La Malaisie abandonne elle aussi le dollar. Ainsi que l'Indonésie. Et la Thaïlande. Voire le Japon. Mais qui pourrait les en blâmer ?

A eux seuls, la Chine et le Japon possèdent environ 906 milliards sur les 1 100 milliards de dollars de bons du Trésor US détenus à l'étranger.

Mais un dollar faible, c'est un actif qui disparaît. Pour les Chinois, cela commence à ressembler à une gigantesque montagne de risque. Yu Yongding, qui siège au Comité de politique monétaire de la Banque centrale chinoise, a déclaré au China Securities Journal qu'il s'inquiétait de la possibilité de voir les Etats-Unis baisser leurs taux, ce qui mettrait sous pression le dollar et le yuan.

"Plus grave", a-t-il déclaré, "l'économie chinoise serait heurtée de plein fouet si le dollar US s'affaiblissait soudain à cause de facteurs comme l'effondrement de la bulle immobilière américaine. La perte causée aux réserves de change chinoises serait extrêmement sérieuse".

Ils n'auront pas à attendre bien longtemps -- regardez ce qui est en train de se passer en ce moment même sur les marchés immobiliers US... dans le secteur du crédit... et ce que cela entraîne sur les places boursières.

Publiquement, la Chine parle de convertir une partie de ses réserves de change, du dollar vers l'euro. Et cela pourrait arriver. Mais l'euro n'est que du papier, lui aussi... et a ses propres problèmes de dette à régler.

La véritable histoire, c'est que la Chine transforme discrètement ces dollars... vous l'aurez deviné... en OR.

La Chine a récemment liquidé environ 2,4% de ses réserves de dollars pour acheter de l'or. Ce dernier s'est toujours mieux comporté que le dollar. En fait, depuis des siècles, l'or se comporte mieux que n'importe quelle devise fiduciaire.

Le 28 décembre 2005 -- le même jour que l'inversion de la courbe des rendements dont je vous parlais plus haut -- un économiste de la plus grande société de courtage chinoise, China Galaxy Securities, a discrètement laissé entendre que la Banque centrale chinoise projetait de quadrupler ses réserves d'or dans un futur proche.

La Banque du Japon a également parlé d'augmenter ses réserves d'or. Idem pour les banques centrales d'Afrique du Sud, d'Argentine et de Russie. En fait, la Russie a déclaré qu'elle ferait passer la part de l'or dans ses réserves financières totales de 5% à 10%.

C'est le double de ce qu'elle détient actuellement.

Pour y parvenir, la Russie devrait absorber sa propre production aurifère tout entière sur les trois prochaines années. Cela fait une très longue période durant laquelle le monde devrait se passer de la production aurifère russe...

De nouvelles rumeurs sur l'or russe ou ou sur les réserves de la Chine pourraient faire grimper le cours de l'or du jour au lendemain. Soyez prêt à en profiter dès que possible...

Et avant que vous ne le fassiez, voici une autre méga-tendance qui a de beaux jours devant elle... "

SOURCE : LA CHRONIQUE AGORA
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MessageSujet: Re: État du système bancaire US . le crack, c'est pour demain   Ven 04 Avr 2008, 00:18

Fredo, qu'est-ce que tu attends pour faire une nouvelle rubrique sur le
Brompton et naturisme ?

lol!
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