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 Réchauffement climatique

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Tarouilan
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Dim 11 Mai 2008, 20:04

Voila..... après avoir vaqué à des occupations dominicales, j'ai fait le tour des sites sur le réchauffement, certains exposent quand même des arguments sensés qui valident la responsabilité des activités excessives de l'homme....industrielles et autres....avec à l'appui des éléments forts probant.....

Vinvin a écrit:
Tarouilan a écrit:
D'abord, l'information n'apparait que sur le Web francophone, aucune trace du savant sur le web anglophone, ni même sur le web Russe [/b](via "recherche avancée de Google"). scratch
Tu remarques qu'il change de nom, et que sur le web anglophone, le K a disparu. , c'est pour cela qu'on ne le trouve pas en associant le prénom avec un K et le nom sur Google.com
En effet, le fameux KHabibullo, de la dépêche de presse Russe, s'appelle en réalité Habibullo avec un H. albino

J'en reviens pas Shocked et je mets Tarouillan au rang de supervénérable si l'information dans les mois à venir est retenue par un consensus scientifique ou de superdémon dans le cas contraire

Mais..... peut-on exclure qu'il n'y ai pas en plus.... d'autres facteurs naturels, qui augmenteraient ce phénomène de réchauffement, ce qui ne contrarierait en rien, qu'une des raisons du réchauffement est humaine...

C'est quand même singulier que mars soit aussi concerné..... en français :

25/03/2007 16:32 par Toviraaj A.
La planète rouge subit le même sort que la Terre. Et provoque l'émoi au sein de la communauté scientifique internationale.

Dès 1997, les données communiquées par la mission Mars Global Surveyor, un programme de la NASA à partir de la planète rouge, créèrent une vague de stupéfaction parmi les chercheurs. Ces derniers notent en effet qu’un processus de réchauffement climatique assez rapide affecte Mars.

Après diverses études interprétatives, 2 conclusions sont publiées en 2001. A l’époque, très peu de données sont à disposition des scientifiques et une étude ancrée dans la durée ne pouvait se faire.

Or, à ce jour, de nouveaux éléments sont à rajouter au dossier. Les informations récentes et actualisées montrent que ce phénomène de réchauffement a perduré et, plus intéressant (inquiétant '), s’est accéléré. Les glaces polaires de Mars fondent à une vitesse préoccupante. Les opinions explicatives – et divergentes – n’ont pas tardé à se manifester dans la clique des scientifiques.


Toutefois, la raison pour mars, pourrait être des tempêtes de sable :
Et, comme chez nous, cette disparition des glaces renforce l'effet de réchauffement, puisque les rayons solaires, au lieu d'être réfléchis par les surfaces blanches, sont absorbés par les terres dépourvues de leur blanc manteau. Ainsi, plus la glace fond, plus la température augmente, et plus la glace fond... Nous sommes dans le même cercle vicieux que sur la Terre.

D'après les scientifiques, tout aurait commencé par une immense tempête de sable qui est venue recouvrir les calottes polaires d'une couche de poussière, ce qui aurait déclenché ce processus qui semble irréversible. À cela, il faut rajouter l'augmentation de l'activité solaire qui, comme pour notre planète, est venue rajouter ces quelques degrés supplémentaires.

Comment est née cette immense tempête de sable, les spécialistes se posent encore la question, même si certains émettent l'hypothèse que les variations magnétiques de notre astre ainsi que l'intensification des vents solaires peuvent en être la cause... Mais alors, ces vents solaires ont-ils aussi une part de responsabilité dans le réchauffement de notre climat ?

Des huit planètes qui constituent notre système solaire, deux sont déjà touchées par le réchauffement climatique, qu'en est-il des autres ?

C'est peut-être inquiétant :

- Triton, la lune de Neptune se réchauffe (BBC Science & Technology News, 25 juillet 1999).

- Pluton connaît un réchauffement extraordinaire (Massachusetts Institute of Technology News, 9 octobre 2002).

- Éruption volcanique sur Io, le satellite de Jupiter (Icarus Astronomy, novembre 2002).

- Le réchauffement de Mars (ABC News, 7 décembre 2002).

- Le réchauffement de Saturne (le 28 janvier 2007, www.interstars.net)

Et une théorie plus que très vaseuse mais marante, est basée sur le cycle de rapprochement périodique de 556 ans de la planète naine... 136199 Éris de notre planète qui produirait de nombreux changements de climat, l’un étant le réchauffement global avec pour conséquence normale - la fonte des glaciers, Eris passe entre Mars et Jupiter, son point le plus proche à la terre, entre 2010-2012. http://fr.wikipedia.org/wiki/136199_%C3%89ris
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Vinvin
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Dim 11 Mai 2008, 22:00

Tarouilan a écrit:
Mais..... peut-on exclure qu'il n'y ai pas en plus.... d'autres facteurs naturels, qui augmenteraient ce phénomène de réchauffement, ce qui ne contrarierait en rien, qu'une des raisons du réchauffement est humaine...
Je vois que tu tempères ton argumentation pour ne pas passer pour un superdémon
Wikipédia fourmille d'informations en anglais, avec un article truffé de références sur les changements climatiques sur Mars VOIR ICI

Il y a même tout un article sur Хабибулло Исмаилович Абдусаматов , oui je veux dire Khabibullo Abdusamatov qui explique pourquoi on peut écrire son prénom avec un K ou un H. J'en reviens pas Shocked

Comme je disais, le débat sur le rôle de la fluctuation de l'activité solaire (plus il y a de tâches, spot en anglais, plus le soleil est chaud) a déjà eu lieu depuis au moins 10 ans dans la communauté scientifique. Or un consensus se dégage quand même pour le "anthropogenic global warming" VOIR ICI en français (mais les articles de wikipedia en anglais sont beaucoup plus détaillés).

Un doute persiste cependant avec cette histoire de calotte glacière carbonique de mars qui fond de façon extrêmement rapide depuis quelques années, avec des théories qui demandent à être vérifiées pour l'expliquer. scratch

Il ne reste plus qu'à espérer que les scientifiques "global warming sceptiques" aient raison, car dans le cas contraire, la fin de ce siècle risque d'être très chaud pour nos enfants (et j'en ai une ribambelle) surtout si on continue à s'interroger trop longtemps avant d'agir. scratch
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Dim 11 Mai 2008, 22:49

Vinvin a écrit:
surtout si on continue à s'interroger trop longtemps avant d'agir. scratch
L'action ne peut pas tarder parce qu'elle dépend des réserves - qui s'épuisent - et du prix - qui grimpe - des énergies fossiles. Peu importe finalement que le CO2 soit ou non à l'origine du réchauffement.
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Sam 17 Mai 2008, 12:33

Une nouvelle étude sur le CO² :

Au cours du dernier million d’années, la quantité de gaz à effet de serre susceptibles d’accélérer le réchauffement global n’a jamais été aussi élevée que maintenant. C’est ce que confirment deux nouvelle études publiée jeudi dans Nature par les glaciologues et les paléoclimatologues du projet européen Epica (European Project for Ice Coring in Antarctica).

La carotte à remonter le temps
Le projet Epica a consisté à forer les glaces «éternelles» de l’Antarctique jusqu’à une profondeur de 3270 m. En analysant la composition chimique des bulles d’air prisonnières des carottes de glaces ainsi extraites, deux équipes ont ainsi pu reconstituer l’évolution de la concentration atmosphérique en gaz carbonique (CO2) et en en méthane sur des centaines de milliers d’années. Les données recueillies vont permettre aux climatologues d’affiner leurs modèles climatiques, notamment d’étudier les liens, pas toujours bien compris, entre la température et le niveau des gaz à effet de serre (GES).

Point de non retour
Première constatation: à l’heure actuelle, les quantités mesurée de CO2 atmosphérique dépassent d’au moins 28% les maxima relevées au cours des 800.000 dernières années. Quant au méthane, qui génère un effet de serre 20 fois important que le CO2, sa concentration actuelle dépasse de 134% ses records passés.

Ce qui fait écrire au paléoclimatologue Thomas Stocker, de l’Université de Berne (Suisse), qui a participé aux deux études: «Il est désormais clair que nous avons perturbé l’équilibre des gaz à effet de serre dans l’atmosphère jusqu’à un point qui aura forcément des conséquences».

Réchauffement sans effet de serre
Les auteurs de ces études se sont également aperçus qu’au cours de la dernière glaciation, certaines phases de réchauffement ou de refroidissement rapide ont pu avoir lieu sans qu’on observe de variation notable des concentrations de méthane ou de CO2. Les chercheurs supposent que ces changements climatiques ont pour origine des variations des flux océaniques tels que le Gulf Stream.
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Vinvin
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Mer 21 Mai 2008, 11:17

Amator a écrit:
Vinvin a écrit:
surtout si on continue à s'interroger trop longtemps avant d'agir. scratch
L'action ne peut pas tarder parce qu'elle dépend des réserves - qui s'épuisent - et du prix - qui grimpe - des énergies fossiles. Peu importe finalement que le CO2 soit ou non à l'origine du réchauffement.
C'est ce que pensent beaucoup d'ultra-libéraux (entre autre l'équipe de Bush, je dis l'équipe parceque je ne suis pas sûr que Bush soit capable d'une pensée politique No scratch mais qu'il a une administration très structurée derrière lui capable de mettre un autre clown au pouvoir, comme MacCain).

Lovelock voir ICI, auteur de l'Hypothèse de Gaia, réplique à cette argumentation que les combustibles fossiles, et surtout le pétrole, est un véritable don de la nature, d'une efficacité énergétique complètement inégalée, que nous allons l'épuiser en 2 siècles avec des conséquences dramatiques.

Selon lui, il faut absolument garder pour les générations à venir, des réserves suffisantes de ce précieux pétrole, et donc l'économiser. -Plusieurs moyens sont envisageables:

- par la réduction de la dépense énergétique. Mais, comme tout bon pragmatique anglo-saxon, il ne croit pas que l'humanité et son économie de marché soient capables de réduire la consommation énergétique.

- par le développement d'autres énergies. Mais il pense que les énergies dites renouvelables, n'ont de renouvelable que le nom. L'éolienne est du pipeau par rapport à nos besoins énormes. Les biocarburants un vrai scandale et une arnaque intellectuelle.
La seule solution est donc le développement de la fission nucléaire affraid , ce qui fait bondir les écolos, en attendant la fusion nucléaire qui est loin d'être maitrisée.

J'ai lu son dernier livre, qu'on trouve maintenant en livre de poche (6€, édition J'ai Lu Poche), la "Revanche de Gaia" qui est très facile à lire et très inqiétant pale .
L'hypothèse de Gaia n'est qu'une hypothèse scientifique et les conséquences qu'en tire Lovelock, ne font pas l'unanimité de la communauté scientifique. Mais c'est quand même très intéressant. study
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Tarouilan
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Mer 04 Juin 2008, 17:19

<BLOCKQUOTE>

Il y a 635 millions d’années, la Terre serait sortie brutalement d’une phase de glaciation généralisée à toute la planète ou presque. C’est la théorie de la Terre boule de neige. Selon des chercheurs de l’université de Riverside, ce serait la rapide libération de méthane par des clathrates qui aurait mis fin à cette supposée période glaciaire extrême.

</BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>

Si la théorie est exacte, il serait important de déterminer les détails de l’enclenchement du processus de dégazage et de son déroulement. Les gisements de clathrates sont moins importants aujourd’hui qu’à cette période reculée de l’histoire de la Terre, mais l’activité humaine pourrait bien déstabiliser ces derniers, ce qui serait catastrophique car il en résulterait un réchauffement climatique encore plus rapide et plus important que celui que nous subissons.

</BLOCKQUOTE>


La fonte des méthanes marins et du permafrost aurait été absolument vitale en ce temps-là, juste avant l’explosion de la vie au Cambrien, puisque cela aurait sorti le climat terrestre d’un refroidissement (-50°) qui semblait irrémédiable à cause de la réflexion des rayons du soleil par une Terre presque entièrement recouverte de glaces. On peut en tirer la conclusion qu’on est passé d’une boucle de rétroaction positive renforçant la glaciation lorsque les glaciers gagnaient du terrain, à une boucle de rétroaction positive inverse où la libération du méthane provoque un réchauffement rapide qui provoque la fonte d’une plus grande quantité de méthane, comme si toute l’énergie absorbée par la Terre se libérait rapidement, phénomène qu’on retrouve à la fin de chaque glaciation. Il faut donc bien s’inquiéter de ce phénomène dans le cadre de notre réchauffement accéléré qui pourrait s’emballer, qui semble le faire déjà avec la fonte de la calotte glaciaire même si certains restent sceptiques, arguant du fait que cette libération de méthane devrait être très lente (tout dépend de l’échelle de temps !). Il faudrait s’en assurer.

Il est intéressant de souligner aussi que ce méthane a une origine organique, que c’est donc la vie qui avait accumulé toute cette énergie. Ce serait d’ailleurs la vie qui serait aussi responsable de la glaciation généralisée précédente en ayant produit un excès d’oxygène, que les organismes multicellulaires "aérobies" auront pour fonction de limiter (voir La Part maudite).

L’évolution des gaz à effet de serre sur 800 000 ans



On ne voit pas bien sur la courbe, mais les valeurs actuelles de 380 ppmv crèvent le plafond ! Ce qu’on constate, en effet, c’est que nous avons ajouté du CO2 au moment même où sa concentration était déjà maximale sans qu’on n’y soit pour rien. La question est de savoir si cela nous entraîne dans une bombe climatique comme lors du PETM ou si la décroissance naturelle du CO2 pourrait nous sortir d’affaire. Hélas, dans cette course contre la montre, nous allons beaucoup trop vite...

..................
Fonte rapide des glaciers Andins

1er juin 2008


Au total, 70 % des glaciers tropicaux du monde sont situés dans la haute cordillère des Andes du Pérou, de la Bolivie et de l’Equateur. Au cours des 27 à 35 dernières années, 22 % de la surface des 18 glaciers de montagne que compte actuellement le Pérou ont été perdus, soit une surface équivalente à tous les glaciers de l’Equateur. Depuis 1970, les glaciers des Andes ont perdu 20 % de leur volume, selon un rapport du service national de météorologie et d’hydrologie du Pérou.

Banque Mondiale, 22 avril 2008

Depuis 1970, les glaciers dans les Andes ont perdu 20 % de leur volume.

L’alimentation en eau des grandes villes de la région est tributaire des eaux de ruissellement glaciaire.

Quito, la capitale équatorienne, tire 50 % de son eau potable du bassin glaciaire et La Paz, en Bolivie, 30 %.

Le volume de la surface glaciaire perdue au Pérou équivaut à 7 000 millions de mètres cubes d’eau, ce qui représente environ dix ans d’approvisionnement en eau pour la ville de Lima.

Walter Vergara, ingénieur de la Banque mondiale, indique du doigt une parcelle blanche sur le flanc de la montagne.

« Vous voyez cette couche de glace, avant toute la montagne en était recouverte », dit M. Vergara dans un reportage sur le recul des glaciers en Bolivie diffusé le 20 avril sur Dateline NBC.

Près de 99 % du glacier Chacaltaya a disparu depuis 1940 alors qu’il était initialement prévu qu’il ne fondrait pas complètement avant 2013, note M. Vergara dans son rapport intitulé « Visualizing Future Climate in Latin America » (Prévoir les futurs changements climatiques en Amérique latine).

Aujourd’hui, le glacier Chacaltaya disparaît à vive allure, tout comme d’autres glaciers des Andes, en raison du réchauffement climatique, affirme M. Vergara. « Les gaz à effet de serre en sont la principale cause. La communauté scientifique s’accorde à dire que ce phénomène est causé par l’homme. » La perte des glaciers menace l’approvisionnement en eau de 30 millions de personnes.

Etant donné que l’approvisionnement futur en eau, l’agriculture et la production d’énergie sont à risque dans la région, la Banque mondiale et le Fonds mondial pour l’environnement travaillent en collaboration afin de mettre au point des stratégies d’adaptation pour les communautés locales. De plus, la Banque mondiale a signé ce mois-ci une entente avec l’agence spatiale japonaise pour qu’elle lui fournisse des données précises et des images en haute résolution lui permettant de mieux surveiller le recul des glaciers dans les Andes.

Les glaciers de basse altitude pourraient disparaître d’ici 10 ans

Au total, 70 % des glaciers tropicaux du monde sont situés dans la haute cordillère des Andes du Pérou, de la Bolivie et de l’Equateur. Au cours des 27 à 35 dernières années, 22 % de la surface des 18 glaciers de montagne que compte actuellement le Pérou ont été perdus, soit une surface équivalente à tous les glaciers de l’Equateur. Depuis 1970, les glaciers des Andes ont perdu 20 % de leur volume, selon un rapport du service national de météorologie et d’hydrologie du Pérou (SENAMHI).

De plus, il est attendu que la plupart des glaciers de plus petite taille de la cordillère des Andes diminueront d’ici une génération. Des projections et des travaux d’après modèles indiquent que bon nombre de glaciers situés en plus basse altitude pourraient disparaître complètement au cours des 10 à 20 prochaines années.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) confirme que des changements thermiques se produisent dans les systèmes climatiques environnementaux. Le plus récent rapport du GIEC (2007) rassemble des preuves en provenance de tous les continents et de la plupart des océans qui démontrent que bon nombre de systèmes naturels sont touchés par des changements climatiques régionaux et en particulier par des hausses de température.

La région de l’Amérique latine et des Caraïbes est particulièrement vulnérable aux impacts du changement climatique, selon le GIEC. Il est prévu que des écosystèmes clés subissent des effets irréversibles. L’impact du réchauffement climatique sur la disponibilité de l’approvisionnement en eau est l’un des effets majeurs déjà observés dans cette région. De plus, il est prévu que la situation ira en se dégradant au fil du temps.

Une vidéo commanditée par la Banque mondiale et présentée l’année dernière au cours de la réunion du GIEC à Bali, en Indonésie, décrit les impacts déjà ressentis à Pucarumi, une petite communauté située dans les contreforts des Andes péruviennes aux neiges éternelles. Felipe, un berger d’alpaca, a vu le glacier Ausangate, source de vie, reculer année après année. « Nous ressentons les effets du changement climatique », dit Felipe. En l’absence d’un ruissellement suffisant de l’Ausangate pour irriguer ses pâturages, Felipe ne peut pas assurer la croissance de ses animaux. « Cette fonte des neiges signifie que nous recevons moins d’eau », dit-il. « Ce facteur climatique nous met tous en grand danger. »

En plus de rendre difficile l’élevage du bétail sur des pâturages desséchés, le manque de ruissellement du glacier nuit à la culture des patates natives et les habitants locaux doivent se tourner vers la plantation coûteuse de « patates améliorées avec des fertilisants chimiques ».
Video : Recul du glacier Ausangate


http://fr.youtube.com/watch?v=y0qDc4hXUSY&eurl=http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2025


Le recul des glaciers et ses conséquences économiques

L’une des fonctions majeures des glaciers est leur capacité à réguler l’approvisionnement en eau par ruissellement au cours des périodes sèches et chaudes tout en stockant l’eau sous forme de glace pendant les périodes humides et fraîches. Au fur et à mesure que les glaciers reculent, cette fonction de régularisation de l’eau sera affectée et, éventuellement, elle disparaîtra. La zone touchée par cet impact couvre l’ensemble des Andes tropicales qui abritent 30 millions de personnes et une biodiversité vitale à l’échelle mondiale. Par conséquent, les changements relatifs à l’approvisionnement en eau auront des répercussions sur les communautés montagnardes, sur l’agriculture et sur l’intégrité des écosystèmes. M. Vergara affirme que « le ruissellement de l’eau dans le bassin glaciaire qui alimente El Alto a diminué au fur et à mesure que les glaciers ont reculé et aujourd’hui, l’approvisionnement en eau y est à peine suffisant pour répondre à la demande pendant la saison sèche. »

Impact sur l’approvisionnement en eau des villes andines

Un changement rapide de l’approvisionnement en eau mettra en péril la population humaine ainsi que l’approvisionnement alimentaire, et le coût plus élevé de l’eau pourrait en bout de ligne nuire à la capacité des villes à maintenir des économies locales florissantes. L’alimentation en eau des grandes villes de la région est tributaire des ruissellements des glaciers. Quito, la capitale de l’Equateur, tire 50 % de son eau potable du bassin glaciaire et La Paz, en Bolivie, 30 %. Le volume de la surface glaciaire perdue au Pérou équivaut à 7 000 millions de mètres cubes d’eau, ce qui représente environ 10 ans d’approvisionnement en eau pour la ville de Lima.

Impact sur l’agriculture

La réduction de l’approvisionnement en eau pendant la saison sèche et l’allongement de la saison sèche ont des conséquences néfastes sur l’agriculture, comme le constatent déjà les habitants de la communauté de Pucarumi.

Impact sur l’énergie

La plupart des pays des Andes tirent la majorité de leur énergie de la production d’hydroélectricité : Bolivie 50 %, Colombie 73 %, Equateur 72 % et Pérou 81 %. Cette proportion pourrait considérablement diminuer dans les régions où les bassins hydrologiques sont alimentés par des glaciers.

Conséquences économiques

Le recul des glaciers andins est lourd de conséquences pour l’économie locale. Par exemple, au Pérou, les coûts annuels supplémentaires imputables au secteur de l’énergie sont évalués à 1,5 milliard de dollars (s’il y a rationnement) ou à 212 millions de dollars (si un scénario d’adaptation graduelle est mis en place).

Dans tous les cas de figure, le Pérou devra investir, probablement dans l’énergie thermique, pour accroître sa capacité énergétique, à un coût de près de 1 milliard de dollars par gigawatt installé, ce qui aura pour effet de faire grimper les prix pour les utilisateurs et de déclencher le cercle vicieux de l’augmentation des émissions de carbone. M. Vergara estime que les conséquences économiques de la fonte des glaciers sont énormes et qu’elles se chiffrent en milliards de dollars pour le secteur de l’énergie.

Mesures d’adaptation

Le ruissellement des bassins glaciaires des Andes est un élément important des budgets en eau puisqu’il assure des flux à l’année pour l’agriculture, pour l’approvisionnement en eau potable, pour la production d’énergie et pour l’intégrité de l’écosystème. Un changement attribuable au réchauffement climatique de ce type et de cette taille, avec de telles conséquences sociales et économiques, constitue le premier avertissement de la nécessité de l’adaptation.

Certaines mesures d’adaptation aux impacts du changement climatique dans les bassins glaciaires (de la Bolivie, de l’Equateur et du Pérou) comprennent :

• le développement de sources alternatives d’approvisionnement en eau, la gestion de la demande en eau et le stockage d’eau ;

• la diversification des sources d’énergies ; et

• l’adoption de cultures alternatives et la mise en œuvre de systèmes d’irrigation de pointe.

La Banque mondiale travaille de concert avec le Fonds pour l’environnement mondial afin de mettre en place ces mesures d’adaptation en :

• finançant la conception détaillée de certaines mesures d’adaptation ;

• mettant en œuvre des projets pilotes régionaux et stratégiques pour faire face aux principaux impacts de la fonte rapide des glaciers sur certains bassins ; et

• soutenant l’observation et l’évaluation continues du recul des glaciers et des impacts qui y sont liés sur la région.

La Banque prépare actuellement des projets avec l’aide d’un groupe multidisciplinaire qui comprend des experts en glaciologie, en détection à distance, en agriculture, en approvisionnement en eau et en énergie, ainsi qu’en développement rural.

Lire aussi : Pérou : la cordillère dévastée par le réchauffement climatique
<BLOCKQUOTE class=spip>

Selon Marco Zapata, chef de l’Unité de glaciologie de l’Institut National de ressources naturelles (, les 3.044 glaciers du Pérou, l’un des pays les plus touchés par le réchauffement climatique avec le Honduras et le Bengladesh, ont perdu plus de 25% de leur masse en huit ans. </BLOCKQUOTE>
<HR class=thin>


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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   Jeu 05 Juin 2008, 11:42



Intéressant.
Heureusement que tu dis ça avec humour.

J'adore la photo avec la montagne les photos prises en Février, Juin, puis Octobre. Si la neige de met à fondre en été on est trés mal en effet lol!
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique   

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