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 La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ

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Minimic
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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Jeu 16 Mai 2013, 09:50

erland a écrit:

Allez, une dernière de notre fabuleuse ascension:

Superbe, ça fait envie ')" class="postlink" target="_blank" rel="nofollow">cheers
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Minimic
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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Jeu 16 Mai 2013, 09:50

erland a écrit:

Allez, une dernière de notre fabuleuse ascension:

Superbe, ça fait envie cheers
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rmigneron
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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Jeu 16 Mai 2013, 10:05

C'est vrai que ça donne grave envie !

Géniale la dernière, aussi !
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Jacq&Phil
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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Jeu 16 Mai 2013, 17:16

Macadam a écrit:


Pour Erland et Abeillaud: le magasin de vélo à Freiburg-im-Breisgau (Fribourg) où vous êtes allés acheter respectivement une cape de pluie et un boulon pour Jenny, ne serait-ce pas par hasard celui situé à proximité de la gare (environ 400 m) qui s'appelle "Die Radgeber und der Tandemladen" avec l'atelier et le magasin principal séparés par une petite allée ?

Macadam

Bonjour,

Sauf erreur, il doit s'agir du magasin signalé par la flèche.


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Jacq&Phil
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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Jeu 16 Mai 2013, 17:19

erland a écrit:
Rentré le premier, je m’y colle avec un petit compte rendu du prologue [4-7 mai]:

....

Superbe récit David, de quoi raviver le souvenir pour bien longtemps.

Wink
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Abeillaud
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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Jeu 16 Mai 2013, 21:00

1er jour :
- Le massif volcanique planté de vignes à l'ouest de Freiburg est le Kaisersthul. Nous n'y avons fait qu'une très brève incursion en rentrant à Freiburg.
- Le magasin est "Extratour" (Schwabentorring 12, Freiburg). Le mécanicien a écarquillé ses yeux tout ronds quand je lui ai dit que nous nous rendions à Tübingen en Brompton à travers la Forêt noire.

2e jour :
- Le village est Saint Peter et les neiges entourent le Feldberg dont le sommet culmine à 1493 m.
- La cycliste rencontrée entre Saint Peter et Saint Märgen habite Freiburg. Elle a à son palmarès, notamment, 15 ascensions du col de la Bonette (plus haut col routier d'Europe) et un voyage au Ladhac sur des plateaux à plus de 5000 m d'altitude qu'elle a franchis avec un plateau de 22 et grand pignon de 34. Sa Rossinante est lourde, rustique, chargée de multiples cadenas rouillés autour du tube de selle et de petites chainettes indiennes discrètement enlacées près du jeu de direction comme des grigris. Je regrette de ne pas lui avoir indiqué l'adresse du Brompton Forum d'autant qu'elle s'exprime assez bien en français.
-Plusieurs grimpettes étaient au programme : Unteribental à Saint Peter ; la route panoramique entre Saint Peter et Saint Märgen ; de Glashütte à Neukirch et pour la surprise de fin de journée, de Furtwangen au Naturfreunhaus (maison des amis de la nature) à Brend (alt. 1150 m). Philippe a conservé dans la mémoire de son GPS les dénivellés du parcours. Passer la nuit dans ce refuge haut perché était la surprise. Un ami venant d'un village situé près de Stuttgart nous y a rejoint la nuit tombée, avec son Brompton blanc et turquoise...
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jipi
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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Jeu 16 Mai 2013, 21:38

Un grand merci à Olivier pour l'idée de cette rando, pour les photos de David et le dévouement de Christian. Et un grand merci à tous les participants. Cela a été une semaine globalement réussie, avec quelques bonnes rigolades, quelques côtes mémorables et 580 km au compteur et dans les jambes. Pour être honnête il y a eu aussi la disparition de David heureusement temporaire et la mauvaise surprise d'un hôtel fermé heureusement transformée en une bonne nuit à la pension voisine.

Je m'en veut également le dernier jour de ne pas avoir pris le train jusqu'à Heidelberg car avec une crevaison réparée sous un déluge de grêle et une route peu agréable car trop routière ou trop boueuse, nous n'avons même pas pu visiter la ville ni monter au château. Une succession de mauvaises décisions Crying or Very sad .

L’Allemagne reste un très beau pays à visiter à vélo, au moins dans l'Eifel et la forêt noire. En plus on trouve partout des Biergarten et des Besenwirtschaft pour refaire le plein drunken. Cela me donne définitivement envie d'y retourner.
Les piste cyclables sont incomparablement meilleures qu'en France et les automobilistes globalement respectueux des cyclistes. D'un autre côté je pratique surtout les automobilistes et scooters parisiens ce qui fausse un peu mon jugement. Suspect
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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Jeu 16 Mai 2013, 21:46

Merci Guillaume d'avoir pris dans ton sac le carnet de route le long de la Neckar pour diriger l'équipée vers les bons ports, c'est-à-dire vers les Biergarten et les Gästhaus. Merci à Etienne pour les boules de cire salvatrices pour passer cette nuit-là.
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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Jeu 16 Mai 2013, 22:31

Jacq&Phil a écrit:
Macadam a écrit:
Pour Erland et Abeillaud: le magasin de vélo à Freiburg-im-Breisgau (Fribourg) où vous êtes allés acheter respectivement une cape de pluie et un boulon pour Jenny, ne serait-ce pas par hasard celui situé à proximité de la gare (environ 400 m) qui s'appelle "Die Radgeber und der Tandemladen" avec l'atelier et le magasin principal séparés par une petite allée ?

Bonjour,

Sauf erreur, il doit s'agir du magasin signalé par la flèche.



Merci Jack&Phil, Erland et Abeillaud pour vos réponses.
Ce magasin que j'ai déjà visité est situé dans la partie haute de la ville et vend non seulement des Brompton mais aussi des Birdy.
Vous êtes peut-être passés devant un autre magasin de vélo situé à 300 m du magasin Extratour le long du tram quand on va vers le centre-ville (en haut de la photo hors cadre).
C'est dommage car je n'ai pas pensé à vous communiquer une autre adresse qui vous aurait certainement intéressé, celle du magasin "Die Radgeber und der Tandemladen" situé à peine à 300/400 m de la gare de Fribourg qui vend également des Brompton (c'est là que j'ai acheté mon S1E-X).

Je regrette de ne pas avoir pu participer à cette sortie du fait de certaines contraintes, cette partie de la forêt Noire est superbe.

Fribourg est effectivement une ville exemplaire à plus d'un titre, surtout pour une ville moyenne de 215 000 habitants:
- Soucieuse de l'impact environnemental, c'est une ville pionnière dans le développement de maisons et bâtiments basse consommation et à énergie passive. Il existe ainsi plusieurs quartiers écologiques expérimentaux qui ont permis de tester différentes technologies et concepts
- Elle a su garder et développer son réseau de tram contrairement à la France où on a presque tout déposer dans les années 1950 pour les reconstruire à grands frais 50 ans plus tard
- La part des déplacements en vélo est impressionnante. Strasbourg qui est pourtant championne de France dans ce domaine fait presque pâle figure à côté de Fribourg, ville 3 fois plus petite que Strasbourg.
- L'intégration dans les transports en commun a été très poussée. Avec un seul ticket (Régio24 qui coûte 11 € pour une personne et 19 € de 2 jusqu'à 5 personnes), on peut voyager toute la journée autant de fois que l'on veut sur l'ensemble des services de transport (tram, train régionaux de l'étoile de Fribourg, bus urbains et régionaux) autour de Fribourg dans un rayon de 30 km (de Breisach jusqu'au delà de Neustadt).

C'est un coin où il faudra reprogrammer une sortie dans 2 ou 3 ans.

Macadam

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erland
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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Ven 17 Mai 2013, 06:10

– 3e jour: le 6 mai, de Brend à Triberg

Réveil au sommet des pistes. Les remonte-pente sont à l’arrêt mais on peut encore ici ou là poser les pieds sur une plaque de neige. Le refuge que nous a trouvé Abeillaud est entouré de hauts sapins. La Forêt Noire y prend tout son sens:


L’avantage d’avoir bien grimpé la veille, c’est qu’on ne peut commencer que par une belle descente...





… tout juste ponctuée par une chapelle...


… ou une source:


Voilà une photo que je vais garder précieusement: ce petit ruisseau, n’est ni plus ni moins que le début du Danube. En souvenir de la dernière page de Remonter la Marne de J.-P. Kauffmann, je me penche et bois l’eau. Je ne pensais pas avoir l’occasion de réaliser si rapidement une envie née quelques semaines plus tôt à la lecture de ce livre: boire à la source d’un fleuve. Et quel fleuve. Le Danube a un très bon goût. Ceux qui l’ont connu plus en aval me garantissent que j’y aurais réfléchi à deux fois avant de m’y désaltérer.
Christian, à droite, nous a rejoint au petit matin. Cela fait plaisir de retrouver les compagnons de l’année précédente. Ah, zut ! Je m’aperçois qu’Olivier n’est pas sur la photo, occupé lui aussi à régler son retardateur... (Bonne raison pour y retourner, non ?...)

Puis la descente reprend:


… avec les mêmes ponctuations:


Nous arrivons finalement au musée de l’horlogerie, le « deutsches uhrenmuseum ». La Forêt Noire est en effet le berceau du coucou. Et des coucous, on va en voir:


Mais pas seulement. Le musée recèle une prodigieuse richesse de spécimens d’horlogerie. Je n’en extrais qu’un seul pour vous, amis cyclistes francophones:


Une belle horloge du XVIIIe s. fabriquée par un certain « Berthoud »... Ou quand les engrenages d’horloge rencontrent les artisans du cycles...

Et ça repart ensuite de plus belle. Je peux alors assouvir mon goût pour les façades allemandes...








… et pour les côtes, qui refont leur apparition:








Avec, ici et là, une cabane:


… et, pour finir, les cascades de Triberg:





Je ne le sais pas encore mais cette charmante petite ville nichée au creux d’un vallon marquera la fin de ma balade avec le groupe.

En effet, le temps se faisant menaçant, et sans doute aussi par souci d’illustrer les aptitudes à l’intermodalité de nos montures, Abeillaud propose de rallier l’étape du soir en train. Hélas, incapable de me laisser convaincre par la voix de la sagesse, je fais partie du lot des intrépides qui décident de boucler l’étape à la force du mollet.

Bref, nous roulons gaiement, revigorés par le sentiment de notre propre audace autant que par l’inclinaison descendante de la piste et, là, tout à coup, je me rends compte que j’ai perdu le contact avec le groupe. Je remonte la côte: personne. L’idée me vient alors que j’ai dû manquer un embranchement, je redévale, tente deux ou trois autres embranchements, mais sans plus de succès... C’est incompréhensible ! (En fait d’incompréhensible, je finis par me rendre compte au cours de mes aller-retour que la piste qui longe la route s’en sépare sur certaines portions et je comprends que nous avons dû cheminer à un moment en parallèle en revenant mutuellement à notre recherche et nous manquer sans doute ainsi...)

Et là où la chose prend un tour réellement préoccupant c’est que je me rends compte que mon portable est déchargé.
Je remonte jusqu’à un magasin de « coucou » aperçu un peu plus haut. Il est 18 heures, ce qui signifie que la propriétaire est en train de boucler les volets. Je précise, pour apprécier le croustillant de la scène que, sans vouloir me vanter, mon bagage lexical en allemand ne comprend pas moins de quatre ou cinq mots.
Bref, je vide mon T bag sous la pluie – j’ai oublié de préciser aussi que, conformément au pressentiment d’Abeillaud la pluie est en effet en train de tomber en trombe –, je vide donc sous la pluie mon T-Bag à la recherche de mon chargeur, je fais irruption, ruisselant, dans la boutique avec mon chargeur dans une main et le téléphone dans l’autre. On m’autorise charitablement à me brancher mais... mon forfait ne marche pas en Allemagne. J’ai au moins pu noter le n° d’Abeillaud et j’emprunte un téléphone. Langue inconnue au bout du fil... Ai-je le bon n° ?

Je remonte alors vers Triberg, sous une pluie battante. Finalement, la cape de pluie achetée à Freiburg est d’un fier secours. Et je me moque bien, désormais, des moqueurs ! Je ne peux aussi m’empêcher de remercier in petto Philippe qui, une heure plus tôt, a insisté pour me prêter une housse de sac qu'il avait en plus. (Oui, Philippe, un chaleureux sentiment de gratitude, je te le garantis !...)
Je rejoins finalement la gare mais pour aller où ? Je ne me souviens plus de la ville étape du soir... Tout ce que je sais, c’est que l’étape du lendemain (la dernière normalement pour moi) s’achève à Tübingen... Ne sachant pas où je passerai la nuit, j’hésite un instant à rentrer purement et simplement. Je demande donc le premier train pour Paris. La guichetière me lance un regard stupéfait: « Paris, France ? » M’explique d’ailleurs que sans réservation ça va être difficile, regarde tout de même son ordinateur et m’annonce que, de Triberg, le prochain train part le lendemain matin...
Bref, le seul choix raisonnable est de rallier Tübingen. Je dois prendre successivement quatre trains. Arrivée prévue: 22 heures. Je sais que ce sera trop tard pour une auberge de jeunesse. J’essaie tout de même de me convaincre que je trouverai bien un hôtel. J’enfile un second pull, dans l’éventualité de passer une nuit à la dure, et je sors un livre de Kessel. Ce qui m’embête en fait vraiment, c’est de ne pas pouvoir joindre les autres au moins pour les rassurer: on s’est quittés dans la forêt noire, sous la pluie...

Premier changement à Villingen. Là, alors que je n’y pensais même plus, je vais être sauvé par l’effet Brompton. Je venais de le plier. Une, puis deux personnes – francophones à chaque fois – m’interrogent sur ce petit vélo. S'ensuit la série classique des pliage-dépliage... Au fil de la conversation, j'explique ma situation. On me prête un portable: mais à nouveau le numéro ne marche pas. Puis un couple Italo-australien, intéressé aussi par ce petit vélo, me propose de m’héberger aux environs de Tübingen... Formidable !
Dans le train nous parlons Brompton... Puis, dans leur voiture, sous une pluie désormais torrentielle, on en vient à évoquer leur domaine d’activité: la permaculture. Tout cela m’intéresse d’autant plus que je n’en avais jamais entendu parler. John et Francesca m’expliquent tout ça, et je ne peux pas m’empêcher alors de penser que cela intéresserait aussi beaucoup Abeillaud qui m'a, deux jours auparavant, parlé d'agronomie. Ils en viennent à évoquer Tübingen, une « transition town » depuis quelques années... Une quoi ? À nouveau, ils m’expliquent, et me conseillent en outre de faire, au cours de ma visite de la ville, un crochet par le quartier français, bel exemple de projet d’urbanisme réussi. Je note tout ça.

Nous sommes arrivés. Il est 22 heures. Avant de m’endormir, au chaud, j’ai une pensée pour le reste du groupe. J’aimerais qu’ils sachent que tout va bien...
Et j’espère les retrouver, demain, à Tübingen.

À suivre...

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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Ven 17 Mai 2013, 08:44

quel feuilton!
tous les ingredients y passe, beau paysages, aventures, rencontres, suspenses ...
ne manque plus qu'un peu de romantisme!

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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Ven 17 Mai 2013, 08:45

- Fin du 2e jour : 5 mai, l'arrivée de Brombär

Au Naturfreundehaus* de Brend, il fait déjà nuit, dans quelques heures ce sera le réveil au sommet des pistes. Un 4e rendez-vous est inscrit sur ma feuille de route : Bromptonounours, qui "werd am Sonntag recht spät ankommen". "Bromptonounours", c'est ma traduction de "Brombär". "Bär" signifie en français "ours" ou "baie", nous avait-il expliqué. "Nounours" c'est tout de même plus commode et plus charmant que le "fruit indéhiscent dont le péricarpe charnu contient les graines ou des pépins".

Nous attendons, blottis dans la chambre, discutant de l'enseignement de la littérature française au lycée. Cette journée esquintante par monts et par vaux ne nous a pas rendus totalement brise-raison, sans doute revigorés par l'air vivifiant des sommets peuplés de hauts sapins et ragaillardis par un repas solide. Un message et une bonne heure trente de prolongation, et enfin à travers la lucarne et les échafauds qui entourent notre refuge, des phares, puis à l'arrêt du moteur, un habitacle d'une limousine allemande qui s'éclaire. Notre ours avec son Brompton blanc et turquoise en sort. On s'embrasse devant une porte qui claque et nous enferme dehors. "Vous avez monté en Brompton jusqu'ici !", me dit-il presque incrédule.

Qu'il fasse les six derniers kilomètres à la lueur de sa SON, déposé par Madame au pied de notre dernière difficulté de la journée (la toute dernière étant l'enfilage des housses d'édredon), j'en doutais un peu... C'est une idée savoureuse de passer la nuit en altitude, mes compagnons vous diront peut-être qu'elle est plus savoureuse au réveil qu'en fin de journée, quand près de 300 m de dénivelé vous tendent les bras par surprise, qu'il faudra bien y aller au soleil couchant.

____
(*) Refuge des amis de la nature.


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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Ven 17 Mai 2013, 09:02

relax-max a écrit:
quel feuilton!
tous les ingredients y passe, beau paysages, aventures, rencontres, suspenses ...
ne manque plus qu'un peu de romantisme!

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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Ven 17 Mai 2013, 13:06

Bonjour,

Je me permet de mettre un mot sur ce billet pour remercier et saluer la qualité des récits et des photos.
@erland: quelle aventure...

Vous avez du passer un super moment, je regrette comme Nwben de pas avoir pu participer à cette très jolie ballade

Dans l'attente des prochains récits...
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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Ven 17 Mai 2013, 20:39

La mésaventure de David m'a convaincu qu'il vaut mieux donner à chacun un papier avec les adresses et les n° de tél. Je crois que de notre côté c'est Olivier qui était le plus inquiet.
J'ai le souvenir d'avoir vu David jusqu'à une première déviation pour cause de tunnel interdit aux vélos, avec une fonderie le long de l'ancienne route devenue déviation et un énorme coucou d'au moins 3 mètres de haut (pas l'oiseau, l'horloge). Des fondeurs venaient de couler du métal en fusion dans un moule et j'attendais le reste du groupe pour que nous nous regroupions avant de reprendre la route de l'autre côté du tunnel. Je vois partir David devant, et j'attends encore les derniers du groupe, me disant qu'on rattrapera notre échappé un peu plus loin. Nous nous engageons alors pour une bonne descente ; la route est sinueuse mais roulante, au fond d'une vallée encaissée qui ne laisse pas le choix de trajet, mais toujours personne. Etrange...
Nous arrivons à un deuxième tunnel et une deuxième déviation. Cette fois c'est une scierie au lieu d'une fonderie, mais toujours aucune trace de David. Maintenant nous sommes inquiets, nous avons dû le dépasser sans nous en rendre compte. Nous remontons donc la route, jusqu'à une boutique de coucou et autres babioles à touristes et toujours aucune trace. Peut être ne s'est il pas arrêté à la scierie, et qu'il a continué sans nous attendre. C'est peu probable mais la route est une descente facile et roulante, donc nous continuons jusqu'à la 3e déviation qui est aussi l'entrée dans un gros bourg.
Sans nouvelle de David, avec une pluie battante, nous décidons de rejoindre Olivier que nous rejoignons trempé jusqu'aux os, cadeau d'un bel orage.
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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Sam 18 Mai 2013, 00:58

Fin du 2e jour :l'arrivée de Brombär

– 3e jour: le 6 mai, de Brend* à ... Kirnbach [d'un sommet à l'autre]

J'aime ces auberges rustiques pour leur confort simple. Une énorme paire de chaussures de montagne en vieux cuir qui en a vu, une coiffe traditionnelle aux mutliples pompons rouges aussi voyante que la cape d'erland, une culotte longue féminine en coton épais et aux motifs brodés qui sèche perpétuellement, pendent à côté d'un poêle traditionnel en faïence. Ces poêle de masse, on en trouve aussi en Alsace et dans les Vosges, on peut s'y coucher de tout son long, ils diffusent sous votre échine une chaleur douce. Mais l'hiver interminable est passé, dehors et dedans les températures de cette première semaine de mai n'imposent pas de le charger en bois résineux, nous n'en profiterons pas.

Après avoir mis le nez au travers de la lucarne vers les sous-bois ensoleillés, c'est la cérémonie du petit-déjeuner. Ce "Frühstück" est toujours composé d'un buffet rassemblant divers mets salés et sucrés. Rien à voir avec ce qu'offre l'hôtellerie française où l'on doit généralement se contenter d'un café, de croissant ou de pain et d'un peu de confiture. C'est un des bonheurs des balades de l'Arbre de mai. On en profite pour parler des plans de la journée : côte, visite, kilométrage, comment se vêtir... mais aussi de plus ambitieux qui sont parfois évoqués à demi-mot dans la rubrique action, cyclotourisme de votre forum. Il se produit parfois une chose curieuse au terme de la première réunion matinale, des écureuils font leurs provisions pour la route, quelques petits pains garnis et emballés à la hâte dans des serviettes sont soustraits du regard de l'aubergiste, ils serviront pour le casse-croûte improvisé si jamais l'organisateur impose de déjeuner sans descendre de sa Brooks. Sait-on de quoi il est capable ?

Nous sommes désormais sept autour de la table : Brombär et son épouse nous rejoignent. Ce n'est pas un hasard si le Baden-Württemberg a été choisi cette année. L'itinéraire passe même dans le village de notre ami bromptoniste allemand, toutes les chances nous sont données d'avoir sa présence aussi longtemps que possible entre Freiburg et Mannheim. Christian (Brombär) pendant une semaine fera office d'interprète, conduira avec Guillaume (Jipi) l'équipée vers les bons ports, choisira pour nous les tables où une cuisine régionale de qualité est mise en valeur... Je crois qu'un des buts ultimes de ces balades est de rallier à nous les bromptonistes habitant les régions que nous visitons, et davantage encore, de créer des liens durables. Le cahier de charge est parfaitement rempli, c'est à mes yeux la grande réussite de ces deux balades de l'Arbre de mai. En Hollande et en Angleterre déjà d'autres Bromptonounours sont prêts à nous rejoindre, des projets sont en chantier. Le calendrier des sorties du Brompton Forum s'est étoffé les deux dernières saisons, chacune est l'occasion de faire boule de neige.

De la neige, il en reste encore un peu sur la plateau boisé de Brend, où les seules constructions sont notre Naturfreundehaus et à 300 m à côté de la tour d'observation en pierre, un Gästhaus. Il y a quinze jours, on trouvait encore des skieurs sur les pistes de descente du Felberg bien visible à l'horizon du haut de cette tour qui nous fait gagner quelques mètres sur la cime des sapins environnants. Sur un chemin forestier, nous nous dirigeons vers les sources du Danube que notre carte situe sur la crête à moins de 2 km, mais malheureusement sans Madame Brombär qui ne roule pas en Brompton (!) et que nous retrouverons dans quelques jours le long de la Neckar. Par bonheur, cher David, j'ai une photo du groupe au complet à la source du plus grand fleuve d'Europe.

(c) Photo : Abeillaud [DSC06365_c_900]

Sabrina, c'est bien plus haut, bien plus secrètement, que le Danube prend naissance. A Donaueschingen, ce n'est déjà plus un nouveau-né.

(c) Photo : Abeillaud [DSC06367_c_900]



(c) Photo : Abeillaud [DSC06361_c_900]

Reprenons maintenant le récit du 3e jour d'erland au moment de la belle descente qui longe les premiers kilomètres du Danube, pendant sa chasse d'image...

(c) Photo : Abeillaud [DSC06371_c_900]

Première des trois grandes visites de notre séjour dont le thème est la mécanique : le Deutsches Uhrenmuseum de Furtwangen possède la plus grande collection d'horloges de la Forêt-Noire au monde. Le coucou est né au milieu du 19e siècle lors d'un concours destiné à rajeunir ce secteur, c'est Friedrich Eisenlohr qui concoît ces boitiers rappelant les maisonnettes de garde-barrière. Le secteur est toujours vivace, pour preuve le musée jouxte une haute école technique d'horlogerie.

Je ne vois pas le temps passer, mes amis m'attendent déjà au soleil devant le musée alors que je n'ai pas encore visité le dernier étage où je découvre quelques exemplaires d'horlogerie assez encombrants.

(c) Photo : Abeillaud [DSC06378_c_900]


(c) Photo : Abeillaud [DSC06380_c_900]

mais parfois en contre-partie, d'une précision étonnante...

(c) Photo : Abeillaud [DSC06382_c_900]

Je lorgne vers un outil de mesure du temps servant à organiser le travail accompagné d'un manuel de psychologie qui me sera très utile pour la prochaine balade...

(c) Photo : Abeillaud [DSC06372_c_900]

Une autre visite est au programme, la promenade des Cascades (Wasserfall). Trirberg a été la première ville d'Allemagne qui a bénéficié de l'éclairage public, l'énergie était fournie généreusement par deux centrales hydro-électriques installées sur la Gutach qui en cinq sauts principaux dévale dans les bois. Elle délivre aujourd'hui 2,4 millions de kWh annuellement.


(c) Photo : Abeillaud [DSC06384_c_900]


(c) Photo : Abeillaud [DSC06384_c_900]

Dans la descente qui mène au centre de Trirberg, l'orage gronde, c'est la douche, nous nous abritons sous l'auvent d'un magasin de souvenirs. Je les quitte quelques minutes pour me glisser dans le Schwarzwaldmuseum (musée de la forêt noire) et prendre dans la pénombre quelques clichés à la sauvette sans flash du célèbre porteur d'horloge. Je n'aurais pas vu lors cette visite éclair l'une des plus grandes collections d'orgues de barbarie d'Europe.


(c) Photo : Abeillaud [DSC06406_c_500]

Voyage en train ou en B ?

Il est 17 h, la pluie a cessé mais la route est détrempée, j'aperçois des éclairs derrière les collines. Il reste environ 25 à 30 km pour arriver à l'étape. Mes compagnons ont été informés quelques temps auparavant que nous allons vers un deuxième Naturfreundehaus en altitude. Il y aura 6 km de grimpette comme hier soir. Nous tergiversons, faut-il y aller en B ou en train ? Je communique ma décision de prendre le train à Trirberg, je suis muni des horaires de la ligne, le prochain train vers le nord part dans une demi-heure. Nous nous rendons tous à la gare. "Chacun est libre de prendre le train ou de rallier la prochaine gare à la force du mollet", leur dis-je. "C'est le plus beau tronçon ferroviaire de la forêt noire que nous emprunterons ; qui m'accompagne en train ?" Certains hésitent et finalement tous mes compagnons choisissent de suivre Guillaume, qui préfère se défouler, au confort de la voiture panoramique, d'autant que l'étape a été courte, la visite du musée bien longue et, agissant comme un appât, le profil de la route est en faveur d'une bonne moyenne : pas de trace de flèche indiquée sur la carte, signe d'une route sans grimpette. David est le plus indécis. " Vraiment pas de regret ?" je leur lance encore, "les regrets, tu les auras plus tard" me souffle-t-il en partant...

Je m'assure auprès de mes compagnons que le rendez-vous est bien compris : "à la gare de Hausach". Ce qui représente 20 minutes de train et 20 kilomètres par la route. C'est le deuxième arrêt, soit la gare après celle d'Hornberg si on prend le train, j'y serai avant eux. Le train entre en gare, je m'installe sur le pont supérieur pour profiter du panorama. De multiples courbes et un nombre important de tunnels jalonnent la ligne entre Trirberg et Hornberg. Qu'il est bon d'avoir les pieds au sec ! Plusieurs éclairs entourent le train pendant le trajet, un quart d'heure après mon arrivée à la petite gare d'Hausach, il tombe des hallebardes. Un titane de fabrication suisse (FW) taillé pour son propriétaire passe sur le quai balayé maintenant par un vent frais. Je sors ma veste polaire. L'attente est plus longue que prévu. Encore un gros coup de tonnerre, celui-ci est tombé à moins de 150 m. Mon dieu ! Dans quel état vont-ils arriver ! Se sont-ils abrités ?

Guillaume (Jipi) trempé jusqu'au os, suivis par Phil, Jacq et Brombär, entre dans la salle des pas perdus : "La bonne nouvelle c'est qu'on est arrivé, la mauvaise c'est qu'on a perdu David." Christian a déjà éprouvé les qualités de sa casquette déperlante et enlève les sacs plastiques dans lesquels il a mis les pieds. Guillaume me rend la carte routière heureusement plastifiée. Deux ou trois quarts d'heure passent : toujours pas de nouvelle de David. Il ne répond pas au téléphone, nous tombons à chaque fois sur sa messagerie vocale. Pas plus de succès avec les SMS. Je le guette abrité sous la verrière de la gare, alternativement du côté des voies à chaque arrivée de train et du côté de la route. Nous sommes sans nouvelles depuis presque deux heures depuis sa disparition . Va-t-il arriver en train ? Pourquoi ne nous téléphone-t-il pas ? Que s'est-il passé sur le trajet ? Nous prenons les décisions qui s'imposent. Je reste à la gare avec Christian, un taxi est affrété pour mes trois autres compagnons. Il douche toujours et nous sommes entre chien et loup : c'est impensable de rallier le Naturfreundehaus Sommerecke en B, 500 m de dénivelé sont encore à franchir en 6 km, plusieurs flèches grasses sont illustrées sur la carte au 1/75.000e

Avis de recherche

Phil, Jacq et Guillaume montent dans le taxi avec leurs bagages et leur véhicule, - pratique le B dans ces situations ! -, vingt minutes passent encore, restés à la gare, nous tirons chacun la même conclusion : prendre contact avec le bureau de police. Christian passe plusieurs coups de fils donnant avec moult détails le signalement de David et les circonstances de sa disparition. Un dernier train arrive de Trirberg à 20h35 sans David. Nous avons épuisé les solutions possibles sur place et nous décidons enfin de prendre le taxi à notre tour. Une lettre à l'intention de David est laissée au chauffeur si par coïncidence un garçon dans la trentaine avec un Flaltrad anglais de couleur sable était aperçu, il faut tout tenter. Le chauffeur de taxi connaît maintenant le chemin pour se rendre au Naturfreundehaus perdu sur les plateaux de Kirnach. Lors de sa première course, il s'était un peu égaré et avait dû stopper le compteur kilométrique. Les explications qu'il avaient reçues d'un bonhomme hilare à l'annonce de notre destination à la gare de Hausach n'avaient pas suffit. Plusieurs panneaux sur la route pentue indiquent la direction du refuge mais dans l'obscurité, ils ne sont pas toujours visibles. Il pleut encore. Notre chauffeur enchaîne les virages. Le trajet me paraît bien long pour six kilomètres. Nous traversons plusieurs bois et clairières. Ah non ! C'est encore plus loin. Encore plus isolé que celui de Brend, ce refuge dispose d'une situation idéale pour celui qui veut goûter au calme.

Cette nuit, nous sommes presque les seuls pensionnaires, c'est la morte-saison pour nos hôtes. Nous mangeons une double portion de Schnitzel (côte de porc pannée) avec des frites et une salade, bien tardivement mais à cinq. Dernières actions à entreprendre avant de s'abattre sonné sur l'oreiller: un courriel envoyé à David dans le bureau de l'aubergiste et l'enfilage de la housse d'édredon. Je poursuis une quête insensée de notre ami toute la nuit.


Dernière édition par Abeillaud le Lun 20 Mai 2013, 18:45, édité 58 fois
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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Sam 18 Mai 2013, 07:53

– 4e jour: le 7 mai, Tübingen et Bebenhausen [variante ou « étape parallèle » par rapport au reste du groupe] Francesca et John me déposent au petit matin à Tübingen: échange de mails et remerciements chaleureux de ma part, après quoi je pars explorer la ville. Et pédaler dans une ville inconnue est décidément toujours un plaisir aussi intact. Premier constat: les eaux marron du Neckar confirment la quantité d’eau tombée la veille au soir et au cours de la nuit:


La ville ancienne est sur un piton rocheux et s’écoule jusqu’aux rives du Neckar. J’entame une nouvelle ascension, sur des rues pavées et à fort pourcentage tout en constatant malgré tout une fois de plus la forte présence des cyclistes. En France, l’idée est pourtant largement répandue que le vélo n’est pas fait pour les villes où il y a des côtes...




Je finis par atteindre la Marktplatz, agréablement vide encore à cette heure, et où je peux apprécier la belle façade de l’hôtel de ville:


J’entends alors résonner mon nom... Incrédule, dans cette ville étrangère où personne ne me connaît, Je lève la tête...




Grazie mille Francesca ! Puis l’ascension continue, jusqu’au château de Hohentübingen, point culminant de la ville, qui abrite désormais une université:


On surplombe alors la ville:


Il est temps de redescendre à la Neckarinsel, l’île de Tübingen, toute en longueur et aménagée en un long parc boisé. Ce sera le lieu du pique-nique:




Pour l’après-midi, l’idée est d’explorer les environs de la ville, avec en point de mire, Bebenhausen. Je remonte donc l’artère principale de la Tübingen, en passant devant le jardin botanique, la nouvelle université, la bibliothèque...




Je fais escale à la Kunsthalle (la galerie d’art de la ville) où sont présentées des installations de Santiago Sierra. Puis belle descente dans la campagne de Tübingen. Ma destination, l’ensemble cloître-château de Bebenhausen qui finit par apparaître dans une trouée:


Arrivé sur place, et histoire de donner tout son sel à cette journée en autonomie, je crève à mon tour.


Le coupable: un morceau métallique bien coupant auquel, je suppose, même un Marathon Plus n’aurait pas résisté très longtemps. Par chance, à une dizaine de mètres de là, je découvrirai des toilettes publiques avec lavabo et savon, fort bien venus après un démontage de roue arrière... D’ailleurs, la petite cité que je découvre ensuite me paye de toutes mes peines:








Puis vient l’intérieur du cloître:










Avec regret, je me prive de la visite du château, par crainte d’être trop juste pour attraper mon train du retour en fin d’après midi, à Tübingen. Mais avant de quitter ce petit havre de paix qu’est Bebenhausen, qu’il me soit permis de mentionner deux rencontres. La première, avec un oiseau monastique qui voletait dans les cellules des moines:


La seconde, aux pieds des remparts de la citadelle, avec une « petite belle »:



Après avoir gravi le plateau de Tübiengen à l’aller, je décide pour le retour de suivre la vallée, en longeant la Goldersbach pour aboutir au « Französisches viertel » (le quartier français dont m’avait parlé Francesca la veille). Ce nouveau quartier a été construit sur le terrain laissé vacant après le départ des deux régiments français stationnés sur place jusqu’en 1992. Le choix a été de conserver une bonne partie des bâtiments d’origine (des « barres » en béton typiques des années 50/60) pour les réhabiliter en logements. D’autres constructions neuves sont venues combler les immenses espaces vides (l’ancienne place d’arme par exemple). Malgré le mélange de verre, de métal et de couleurs variées, on a souvent l’impression d’être devant des maisons qui n’ont pas bougé depuis des décennies:


Et l’utilisation des végétaux grimpants y est omniprésente:


Voici l’ancienne caserne. Le bâtiment a été intégralement conservé mais la façade a été habillée de balcons accrochés qui servent aussi de supports aux végétaux:


Le travail est différent sur l’autre façade:


Jeux avec les couleurs, quelques balcons suspendus ici ou là, et des appentis en bois qui humanisent la façade et servent de remise à vélo. Le toit de ces appentis est végétalisé ce qui, vu des appartements, donne l’impression d’un parterre. Autre exemple à l’angle du bâtiment:


Je poursuis l’exploration:


Escalier en fer rouillé, tas de bois, portail en planches brutes... on a un peu du mal à croire qu’on se trouve dans le quartier moderne de la ville. Et pourtant les matériaux modernes (fer, verre, etc) sont utilisés sans complexe. On ne peut pas accuser ici les urbanistes d'avoir voulu singer l'architecture traditionnelle. Sur place, je croise un ancien du régiment français venu revoir les lieux 40 ans après. Il a d’abord du mal à s’y retrouver mais finit par m’indiquer les bâtiments d’origine. C’est lui qui m’apprend que la grande halle un peu plus loin était un hangar à tanks. Ce hangar à tank est devenu un jardin d’enfant couvert:




On appréciera la belle idée qu’il y a derrière cette reconversion radicale. Bref, au Monopoly de la Forêt Noire, j’achète sans hésiter le französisches viertel:


Voilà, c’est bientôt l’heure. Retour au quartier de la gare et dernière photo de Tübingen avant le départ :


Ultime récompense, au moment où le TGV franchit le Rhin, tous les messages apparaissent enfin sur mon téléphone. Je réponds aussitôt et je tombe sur Jipi que je m’empresse de rassurer sur mon sort. La lecture de son récit me confirme qu’on a dû bêtement se croiser entre la route et sa déviation (je revois les lieux en effet, je n’étais pas allé plus loin que la scierie et la boutique de coucous est précisément l’endroit où j’ai tenté de passer mon coup de fil). Dans le train, enfin, petite pensée de gratitude pour mon vélo qui m’a fidèlement porté à travers toutes ces routes. Même en Allemagne, où les auberges de jeunesse disposent de parking à vélo couverts, ou les compartiments à vélos sont systématiques dans les trains, un vélo pliant m’aura été utile: je n’aurais jamais pu monter dans la petite voiture de John et Francesca avec un « vrai » vélo. Et sans doute même n’aurions nous pas fait connaissance...


« Sir Charles » à Bebenhausen, que je suis bien tenté de rebaptiser « Fidèle » après nos aventures communes...

Voilà, pour moi c’était la fin du voyage, trop court, mais je sais que les autres ont vu encore de bien belles choses... Ceux qui en veulent plus pourront trouver d’autres photos ici en consultant les 4 albums « Forêt Noire » : http://www.flickr.com/photos/51226719@N08/collections/72157629843858330/

Et merci encore à Abeillaud d’avoir su, une fois de plus, nous concocter un programme riche et varié.

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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Sam 18 Mai 2013, 14:14

Merci pour vos formidables talents de conteur ! I love you

Vous avez réussi à amoindrir mon sentiment de regret de ne pas avoir pu y participer,
ces lectures sont parvenues à me faire faire un bout de chemin a vos côté !

erland, tes récits n'ont rien a envier à ceux d'un grand écrivain ! study
En somme "l'aventure dans l'aventure" vécue ravivera d'autant plus tes futurs souvenirs..

Quel joie de pouvoir rentrer chez soi ampli d'un tel sentiment de fierté qui n'est rien d'autre que le bonheur!
Cela vous fera une histoire de plus a raconter lors de vos vieux jours
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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Sam 18 Mai 2013, 14:46

Ah ! Au quartier français...


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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Sam 18 Mai 2013, 22:33

Abeillaud a écrit:


2e jour :
- Le village est Saint Peter et les neiges entourent le Feldberg dont le sommet culmine à 1493 m.
- La cycliste rencontrée entre Saint Peter et Saint Märgen habite Freiburg. Elle a à son palmarès, notamment, 15 ascensions du col de la Bonette (plus haut col routier d'Europe) et un voyage au Ladhac sur des plateaux à plus de 5000 m d'altitude qu'elle a franchis avec un plateau de 22 et grand pignon de 34. Sa Rossinante est lourde, rustique, chargée de multiples cadenas rouillés autour du tube de selle et de petites chainettes indiennes discrètement enlacées près du jeu de direction comme des grigris. Je regrette de ne pas lui avoir indiqué l'adresse du Brompton Forum d'autant qu'elle s'exprime assez bien en français.
-Plusieurs grimpettes étaient au programme : Unteribental à Saint Peter ; la route panoramique entre Saint Peter et Saint Märgen ; de Glashütte à Neukirch et pour la surprise de fin de journée, de Furtwangen au Naturfreunhaus (maison des amis de la nature) à Brend (alt. 1150 m). Philippe a conservé dans la mémoire de son GPS les dénivellés du parcours. Passer la nuit dans ce refuge haut perché était la surprise. Un ami venant d'un village situé près de Stuttgart nous y a rejoint la nuit tombée, avec son Brompton blanc et turquoise...

Voici le profil en long de cette fameuse étape. On y a souffert avec le 50 dents, la tactique voulait que l'on prenne la côte de biais, technique bien maîtrisée par Guillaume. Le pied à terre était parfois le seul moyen d'alimenter la volonté de continuer...
Je soulignerai que le profil est un peu lissé, j'ai volontairement "effacé" notre aller/retour matinale vers Fribourg (souvenez-vous, la casquette de Guillaume). Ce qui porte l'étape à 57 bons km.


La technique de la côte en biais Very Happy (Jipi, alias Guillaume à l'énorme plateau 54 dents affraid )





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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Dim 19 Mai 2013, 02:42

Dur....dur pour le jambes.

Un sage cultivateur a dit dans sa toute simplicité "Si tu veux être fort un jour, force."


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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Dim 19 Mai 2013, 18:54

3e jour : d'un sommet à l'autre

– 4e jour: le 7 mai, de Kirnbach à Sulz am Neckar [à la recherche d'erland]

Avant de mettre le nez au travers de la lucarne vers les sous-bois et les collines couvertes de brouillard, une première pensée : on n'est pas venu me réveiller, pas de nouvelles, la police n'a donc aucune trace de lui. J'ai du mal à croire qu'il n'a pas eu l'idée d'utiliser les deux solutions à sa portée : la lecture de ses courriels et son signalement à la police. Après la cérémonie du petit-déjeuner, rapidement expédiée cette fois, je lui envoie encore un courriel donnant les adresses de contact et le programme de la journée. Je note le téléphone pour contacter sa compagne. La décision est prise de retourner à Trirberg en train, de refaire les premiers kilomètres à vélo pour recueillir tout indice et témoignage. Mes compagnons m'assurent qu'il n'y a pas de ravin, qu'une seule route existe à cet endroit, qu'ils ne voient pas bien où et comment on aurait manqué de voir quelques traces, mais nous ne laissons rien au hasard.

Nous quittons nos hôtes, trop inquiet pour David, je profite peu des lieux...

(c) Photo : Abeillaud [DSC06410_c_900]

(c) Photo : Abeillaud [DSC06419_c_900]

(c) Photo : Abeillaud [DSC06421_c_900]

Il faut rejoindre la gare d'Ausach dans le fond de la vallée...

(c) Photo : Abeillaud [DSC06422_c_900]

(c) Photo : Abeillaud [DSC06425_c_900]

(c) Photo : Abeillaud [DSC06426_c_900]

(c) Photo : Abeillaud [DSC06429_c_900]
Le premier Arbre de mai de notre voyage. Regardez-bien...

(c) Photo : Abeillaud [DSC06410_c_900]
Vous ne l'avez pas bien vu ? Zoom...

(c) Photo : Abeillaud [DSC06435_c_900]
D'un autre point de vue...

(c) Photo : Abeillaud [DSC06438_c_900]

Après une course contre la montre par équipe pour prendre le train à temps à Hausach, nous arrivons à Trirberg par le train de la Forêt noire.


(c) Photo : Abeillaud [DSC06438_c_900]

Le groupe se sépare en deux, Jacq' reste à la gare avec les bagages. Phil' et Guillaume vont en repérage tandis qu'avec Christian, nous nous rendons au bureau de police. La photo de groupe prise à la source du Danube est enregistrée sur le PC de l'officier comme pièce utile pour son signalement : "ah! oui, ce jeune français et son Faltrad !"

Réunion à la gare, nous attendons le prochain train pour Villingen, de là nous prendrons la correspondance pour Rottweil. Fort heureusement notre itinéraire est à proximité de voies ferrées, le programme a été chamboulé mais il est aisé de rallier Rottweil, où le 5e rendez-vous du voyage a été fixé avec Etienne (Steve_007) milieu d'après-midi. Je m'efforce d'en apprendre plus sur cette ligne ferroviaire qui a donné du fil à retordre aux ingénieurs, en parcourant la petite exposition permanente installée dans la gare.

(c) Photo : Abeillaud [DSC06450_c_900]

(c) Photo : Abeillaud [DSC06460_c_900]

(c) Photo : Abeillaud [DSC06468_c_900]

Le 5e rendez-vous est accompli dans de bonnes conditions à Rottweil, sous le soleil Etienne roule dorénavant avec nous.

(c) Photo : Abeillaud [DSC06470_c_900]

Nous pouvons commencer la deuxième partie de la balade le long de la Neckar, je confie à Guillaume et à Christian le carnet de route et le soin de nous emmener dans les bonnes directions. Notre destination du jour est Glatt, un hameau situé près de Sulz am Neckar.

(c) Photo : Abeillaud [DSC06477_c_900]

L'antinomie du voyage en B...

(c) Photo : Abeillaud [DSC06479_c_900]

De Rottweil à Sulz am Neckar, c'est probablement un des plus belles parties de la Neckartalradweg (chemin cyclable de la vallée de la Neckar). Nous traversons une zone classée "Natura 2000" d'une grande beauté à la sortie de Rottweil...

(c) Photo : Abeillaud [DSC06484_c_900]

(c) Photo : Abeillaud [DSC06485_c_900]
Entre Rottweil et Oberndorf signale le poteau.

(c) Photo : Abeillaud [DSC06488_c_900]

(c) Photo : Abeillaud [DSC06489_c_900]
Quand les troncs étaient acheminés sur la Neckar.

(c) Photo : Abeillaud [DSC06492_c_900]
The bridges of Neckar's country

(c) Photo : Abeillaud [DSC06493_c_900]
L'Arbre de mai avec sa couronne et ses blasons de corporation, un bel exemplaire qui mérite quelques rafales photographiques de mes compagnons

(c) Photo : Abeillaud [DSC06496_c_900]

(c) Photo : Abeillaud [DSC06498_c_900]
La journée s'achève sur la terrasse de notre Pension à Glatt, à gauche le château et...

(c) Photo : Abeillaud [DSC06509_c_900]
... à droite le dernier Arbre de mai que j'observe enfin dans la quiétude après le coup de fil de David qui a rassuré toute l'équipe, 27 heures après son évaporation. J'ai vu le visage de Christian pousser un grand ouf : nous étions prêt à faire une nouvelle tentative pour contacter sa compagne ! L'aventure continue, le 6e rendez-vous est programmé demain à Tübingen et une rencontre est très attendue dans l'après-midi dans le quartier français... Je passerai une bien meilleure nuit.

(c) Photo : Abeillaud [DSC06508_c_900]
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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Dim 19 Mai 2013, 20:18

Superbe reportage "Olivier"!

Après tant d'inquiétude, "le petit fugueur" aurait mérité un bon tirage d'oreille a l'ancienne :-)
Heureusement que son escapade eut une fin heureuse cheers
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Abeillaud
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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Dim 19 Mai 2013, 20:45

Ces reportages croisés ont d'abord, je crois, le dessein de célébrer l'amitié, et de la partager avec vous.
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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Dim 19 Mai 2013, 21:05

Abeillaud a écrit:
Ces reportages croisés ont d'abord, je crois, le dessein de célébrer l'amitié, et de la partager avec vous.

Vos récits, issus d'une plume facile et chatoyante, nous sont précieux. Ils nous permettent de nous replonger dans cette ambiance hors du temps où il nous était permis d'agréables moments (j'ose à peine dire fabuleux).

Abeillaud a écrit:
Le groupe se sépare en deux, Jacq' reste à la gare avec les bagages

Garde bagages, un boulot sérieux

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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    Dim 19 Mai 2013, 21:46

Abeillaud a écrit:
Je m'efforce d'en apprendre plus sur cette ligne ferroviaire qui a donné du fil à retordre aux ingénieurs, en parcourant la petite exposition permanente installée dans la gare.


La ligne de la foret Noire, la Schwartzwaldbahn, est fabuleuse avec ses boucles en "S" du côté de Triberg pour rattraper un dénivelé important tout en ne dépassant pas le taux maximal de la ligne et est effectivement un chef d'oeuvre d'ingénierie.
Il y a une autre ligne ferroviaire allemande qui vaut le coup d'oeil: la ligne du Wutachtalbahn (ligne stratégique développée pour les militaires) entre Waldshut et Immendingen avec son tunnel hélicoïdal et ses nombreux ouvrages d'art métalliques.
Sur la 2ème photo, le Brompton est à peine plus large que la roue de la locomotive allemande: impressionnant.
En tout cas, merci aux participants de cette sortie de nous avoir fait partager vos récits et vos photos.

Macadam

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MessageSujet: Re: La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ    

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La balade de l'Arbre de mai (bis): Forêt noire et Neckar [2013] •Bƒ
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