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 Japon : pélerinage à Shikoku en Brompton [récit]

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Alexandre34
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MessageSujet: J+6: 4/11 Matsuyama -> Iyo-Hōjō   Lun 16 Nov 2015, 07:04

J+6: 4/11 Matsuyama -> Iyo-Hōjō

Cliquez sur les vignettes pour agrandir la photo.
Lever à 6H. Je rejoins le Dogo Onsen en tenue traditionnelle (Yucata et Zoori) pour un petit bain matinal. Retour à Sen Guest House vers 6H45, petit déjeuner dans un combini (café + donuts), et départ.
Belle journée, avec un programme varié: ville, puis champs, puis route cotière.



Devant le dogo Onsen.


Temple Gokoju Jinja de Matsuyama.


Route cyclable de Matsuyama. La route 56 est à gauche, et la piste cyclable de l'autre coté du canal. Comme toujours à cette heure matinale, je croise beaucoup d'écoliers allant à leur école en vélo.


Champs à la sortie de Matsuyama. Encore une belle journée.


Épouvantails à corbeaux. Semblent peu efficaces, vu les croassements incessants qui accompagnent ma traversée de cette zone rurale et les nombreux corbeaux en train de se goinfrer dans le champ d'à coté.


Novembre au Japon, c'est encore le fenaison. On met à sécher... quoi, en fait...


Devant le temple 52 - Taizanji (太山寺)


Buissons en fleur dans Taizanji  (en Novembre).



Taizanji


Oh surprise ! Encore des marches ! Il ne doit pas y avoir plus de 10 temples auxquels on n'accède PAS par une interminable série de marches.


Hall principal de Taizanji


Devant et dans le temple 53 - Enmyōji (円明寺)

Après ces deux temples au programme de la journée, je prend la direction de la côte.


La route 196 longe la mer.


Vous en connaissez beaucoup des pistes cyclables construites en surplomb de la mer ?


Sur un pont près de la mer. On se croirait dans ma région Méditerranéenne.

Arrivée à mon hébergement vers 15H30.

Vu du balcon de ma chambre.



Je ne compte plus mes séjours au Japon, mais à chaque fois je découvre des trucs surprenants. Ici, c'est ma chambre d'hôtel (MAKOTO)  qui est équipée d'un bain japonais privé avec vue directe sur l'océan !


Coucher de soleil sur les iles devant Iyo-Hōjō.
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Alexandre34
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MessageSujet: J+7: 5/11 Iyo-Hōjō -> Imabari   Lun 16 Nov 2015, 13:12

Lever à 6H30. L'hôtel Seapa MAKOTO ne propose pas vraiment de petit déjeuner, mais me donne deux boules de riz avec un gentil mot (en Français !) me souhaitant bon voyage.


Le temps est moins beau qu'hier, couvert mais doux. La route 196 suit toujours la côte.




Le temps s'éclaircit. Parfois la route est carrément tracée sur la plage. Il existe d'ailleurs dans la région une plage dont le sable est tellement compact qu'elle est utilisée comme route pour les voitures.


Par curiosité, je suis ce chemin qui arrive à un cul de sac sur une petite plage de sable fin.


Le petit port de Kikuma. J'en profite pour faire un arrêt petit déjeuner au combini (magasin ouvert 7/7 24/24 où l'on trouve de tout). Café + pâtisserie à la crème pour 600Y. J'y suis rattrapé par un pèlerin à pied originaire de l’Oregon que j'avais dépassé 20 mn plus tôt. Du fait de ma corpulence et de la douleur causée par ma selle (en voie d'atténuation depuis mon changement de selle à Matsuyama), j'avance à peine plus vite qu'un marcheur, surtout sur les routes qui montent un peu.




La ville de Kikuma est réputée pour l'industrie de tuiles et de décorations d'angles de toit. Il existe même en ville un musée sur le sujet.


J'arrive prêt du complexe pétrochimique de Kameoka. Les photos suivantes ont peu de chance de figurer sur les dépliants touristiques du Japon !


L'eau rejetée par le complexe est propre.


La route 196 coté Sud....

et au même endroit coté Nord...


Un parc près de Onishi.


J'arrive à Imabari et les 4 temples au programme du jour... Ici le temple 54 - Enmeiji (延命寺). Je demande à la préposée aux calligraphies de me réserver mon hébergement en Shukubō (hébergement dans le temple) au temple 58.


Le temple 55 - Nankōbō (南光坊), situé en pleine ville d'Imabari, pas très loin de la gare.

Nankōbō

Le gardien de la porte, prêt à embrocher mon Brompton s'il se gare mal !


Le préposé aux calligraphies, Jiraya-san, est ravi de parler avec un étranger, et me donne pleins de renseignements sur mon cahier de visite. Il me fait même une calligraphie spéciale sur une petite feuille servant d'ex-voto au cahier. Il abandonne une minute son poste pour faire une photo avec moi.


En route vers le temple suivant. En raison d'une petite pluie, pas de photos des temples 56 et 57. J'y recroise les Français rencontrés à Matsuyama.


Cliquez sur la photo pour agrandir.
Sachant que les seuls bâtiments construits dans les montagnes sont des temples, calculez la probabilité que la petite tâche blanche soit ma destination, et que je doive encore pousser mon vélo sur quelques kilomètres.....


un indice.


Gagné !
P.... , j'en ai marre d'avoir toujours raison...



Les bords de la route sont entretenus "à la main", sans produits chimiques.


Au moins, vu la quantité de kaki au bord de la route, il est difficile de mourir de faim.



Un aire de repos à mi-chemin de la montée.


Ces deux lions sont très répandus dans les endroits sacrés. L'un dit "A" (bouche ouverte), l'autre dit "Um" (bouche fermée).


JEU: Légendez cette photo.
Le principe des Gyō (Gardiens tels que les lions vus plus haut, les démons de chaque coté de la porte) est le même.
Un-Gyō (à gauche): C'est celui qui ferme la bouche pour dire "Un".
A-Gyō (à droite): C'est celui qui ouvre la bouche pour dire "A".
Ensemble, il disent A-UN (->Aum) qui est un mot sacré dans la religion bouddhiste (et indienne).

Enfin, après beaucoup de transpiration, j'arrive au temple 58 - Sen'yūji (仙遊寺) vers 15H.
J'y recroise les Français vus plus tôt, qui continuent courageusement sur le temple suivant.
La personne qui tient l'hébergement est une Japonaise très enjouée, genre rigolote.
Le Shukubō contient un petit musée de sculptures en bronze et d'estampes. Après la fermeture du musée (vers 17H), le plancher en bois vernis du musée sert de surface d'entraînement à des karateka locaux qui travaillent leurs kata.
Au fait, l'horaire typique du pèlerin en hébergement traditionnel (minshuku, ryokan, Shukubō ) est le suivant:
6H: Lever et toilette.
6H30: Petit déjeuner
6H45->15/16H Marche
16-17H: Arrivée à l'hébergement (Ne pas arriver avant 16H). Lessive (20mn + 30 mn séchage, 300Y), bain, rédaction de son journal.
18H ou 18H30: Dîner.
20H: Dodo.
Pour les futons, toujours utiliser les deux draps: Depuis le sol: futon 1, futon 2, drap de dessous coincé par les bords entre les deux futons, le dormeur, le drap de dessus, et la couverture et/ou couette.
Parfois le drap de dessus est intégré à la couette.
En automne, la nuit tombe à 16H30, et le jour se lève vers 6H.
Dans tous les cas, la chambre doit être libre à 10H.


Dans l'escalier, un bronze d'une femme nue. Rappel: je suis dans un hébergement de temple.



Ma chambre, avec vue superbe sur la plaine d'Imabari.


Le repas végétarien, servi dans de la vaisselle laquée de rouge. La tempura est faite de légumes enrobés de pâte à frire.


Dernière édition par Alexandre34 le Mar 17 Nov 2015, 19:18, édité 2 fois
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Alexandre34
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MessageSujet: J+8: 6/11 Imabari -> Iyo-Saijo   Mar 17 Nov 2015, 07:29

J+8: 6/11 Imabari -> Iyo-Saijo

Lever à 5H30 pour assister au service religieux bouddhiste de 6H dans le hall principal du temple.
Bien sûr, la "messe" n'est pas obligatoire. Chacun est libre d'y assister ou pas. Mais c'est toujours une expérience intéressante à suivre.
Assistent au service une dizaine de personnes, dont 4 étrangers (moi, une Hollandaise de la quarantaine à laquelle j'ai servi de traducteur la veille, et un couple néo-zélandais).
Le prêtre se tient sur un coussin, et trois assistants (dont 2 jeunes garçons en tenue d'écoliers) se tiennent à coté.
Le service commencent par la lecture des sutras avec accompagnement de cloche, de tambour et de grand bol tibétains que le prêtre frappe un petit maillet. L'effet sonore est impressionnant.
Nous sommes assis derrière le prêtre, et chacun à tour de rôle vient prendre une pincée d'un poudre que l'on jette dans un brûleur.
Après la lecture des Sutras, le prêtre nous fait un discours (en Japonais !) sur le pèlerinage et diverses valeurs morales (écouter son cœur, fraternité de la vie, etc...). Même si je suis loin de tout comprendre, le sens général est clair.

Fin du service vers 6H30, petit déjeuner, et départ. Temps doux mais couvert.
Bien évidemment, je met beaucoup moins de temps à redescendre vers la plaine que j'en ai mis la veille pour monter. Les freins sont très sollicités. Si je retourne en 2016 pour terminer le pèlerinage, je prendrais des patins en sus (J'en parlerai à la fin, dans le post sur le bilan).

Un peu de route plus ou moins vallonnée, et j'arrive à Kokubunji, le temple "officiel" de la préfecture d'Ehime. L'île de Shikoku est divisée en quatre préfectures (Tokushima, Kōchi, Ehime et Kagawa), chacune ayant un temple "officiel" appelé Kokubunji (Koku:pays,région - bun: culture - ji: temple).

Devant le temple 59 - Kokubunji (国分寺)


Un service conduit par un moine dans Kokubunji

Vient ensuite une longue route suivant plus ou moins la route 196 et la côte.


Un "coffee shop" servant des "morning service", c'est à dire un petit déjeuner avec café, œuf dur, toasts et une petite salade.


De nombreuses pistes cyclables existent dans ce coin, indiquées par ce genre de panneau.


Temple 61 - Kōonji (香園寺). Un temple en béton, aux allures de cathédrale moderne. C'est le seul temple de ce type du pèlerinage.


On accède au temple par un escalier latéral.


A l'intérieur (la photo manque de lumière). C'est plus une salle de spectacle avec ses rangées de sièges qu'un temple traditionnel.


La cloche du temple.


Temple 62 - Hōjuji (宝寿寺)


Certains arbres doivent être étayés.




Ce matin là se déroulait au temple une grande cérémonie avec des pèlerins en grande tenue blanche. L'organisation faisait penser à une armée, avec les sergents instructeurs passant dans les rangs (des moines répétant les soutra).
Alors que les Japonais sont plutôt habitués à cacher leurs émotions, j'ai vu dans les rangs une ou deux femmes pleurant à gros sanglots. Voyage d'entreprise ? Cérémonie mortuaire ? Je n'ai pas osé questionner les spectateurs.


Ici aussi, un "bonus level", un hall secondaire situé en haut d'un long escalier.


Encore un tailleur de pierre.

Une crevaison de mon pneu arrière me permet une fois de plus de constater la serviabilité des Japonais. En quelques minutes, on m'apporte une pompe, des gants blancs pour éviter de me salir les mains, et une cuvette d'eau pour détecter la fuite. Un japonais se charge de trouver sur Internet un hôtel à Iyo-Saijō et de me réserver une chambre.
J'adore ce pays !
La crevaison est due à un rayon cassé coté moyeu, mais la chambre est très marquée aux niveau des rayons.
Je m'étais entraîné avant de partir au démontage/remontage des roues, mais retirer et remettre le pneu Schwalbe Marathon sans abimer la chambre n'est pas simple hors atelier.
Une première tentative de réparation ne marche pas: je perd toujours de l'air. Je change donc la chambre pour une chambre neuve (apportée dans mes bagages). Cette fois la réparation semble tenir.
Par contre, je me retrouve sans pompe, en raison d'une fuite au joint de ma pompe à cartouche de CO2, ni chambre 16" de secours, avec un rayon cassé, un marquage anormal de la chambre au niveau des rayons, et un pneu très abîmé sur les flancs (sans doute à cause du roulement avec pression insuffisante).
Préoccupé, mais pas franchement inquiet, je reprend la route. Les Japonais m'ont fait cadeau des gants.


La rivière Kamo, presque à sec, avant Iyo-Saijō


La bibliothèque municipale d'Iyo-Saijō. L'éducation et le savoir sont pris très au sérieux au Japon. Quand un pays possède des bibliothèques aussi belles, je ne suis pas trop inquiet pour son avenir.


Un groupe de cyclistes devant la bibliothèque. Suite à ma demande de m'indiquer un magasin de vélo pour acheter une pompe et une nouvelle chambre, l'un d'entre se charge de me guider au magasin, puis à mon hôtel.
J'adore ce pays !

Au magasin, je trouve sans problème une pompe à main, mais pas de chambre 16". Bon, j'ai des rustines, on fera avec....

L'hôtel (le Kokusaï) ne faisant pas restaurant le soir, je cherche un truc à manger.


Tiens, c'est quoi ce truc ? Jamais vu avant. Au moins ils ont de la bière. Je vais entrer et tester....

Encore un concept que je ne connaissait pas, et qui permet de bien terminer une journée un peu galère: le bar à viandes !


Les tubes visibles au-dessus de la table sont des hôtes aspirantes.
Le serveur apporte un réchaud à bois (bambou) servant de barbecue et une carte avec plus de 70 morceaux de viandes possibles (bœuf, porc et poulet). Le prix de la soucoupe avec 4-6 morceaux à griller va de 400 à 800 Y.


Miam !


Miam !!


Miam !!! La baisse de niveau de bière est évidemment due à la chaleur !


J'adore ce pays !
Et en plus leurs frites (fried potatoes) sont excellentes. Il manque juste de la moutarde.
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Japon : pélerinage à Shikoku en Brompton [récit]
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