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 Tibet ?

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Tarouilan
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MessageSujet: Tibet ?   Dim 16 Mar 2008, 14:12

La populace inculte, continue à être manipulé, par les médias..... à propos du Tibet...

La CIA sponsor du Dalaï Lama

Patrick French, alors qu’il était directeur de la « Free Tibet Campaign » (Campagne pour l’indépendance du Tibet) en Angleterre, a été le premier à pouvoir consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il en a tiré des conclusions étonnantes.
Les Chinois ont-ils liquidé les Tibétains ?
Il en est arrivé à la conclusion dégrisante que les preuves du génocide tibétain par les Chinois avaient été falsifiées et il a aussitôt donné sa démission en tant que directeur de la campagne pour l’indépendance du Tibet (1).Dans les années soixante, sous la direction du frère du Dalaï-Lama, Gyalo Thondrup, des témoignages furent collectés parmi les réfugiés tibétains en Inde. French constata que les chiffres des morts avaient été ajoutés en marge par après. Autre exemple, le même affrontement armé, narrée par cinq réfugiés différents, avait été comptabilisée cinq fois. Entre-temps, le chiffre de 1,2 million de tués par la faute des Chinois allait faire le tour du monde.
French affirme que ce n’est tout bonnement pas possible : tous les chiffres concernent des hommes. Et il n’y avait que 1,5 million de Tibétains mâles, à l’époque. Il n’y en aurait donc quasiment plus aujourd’hui. Depuis, la population a augmenté pour atteindre presque 6 millions d’habitants actuellement, soit presque deux fois plus qu’en 1954. Chiffre donné et par le Dalaï-Lama et les autorités chinoises, étonnamment d’accord pour une fois.
Les observateurs internationaux (la Banque mondiale, l’Organisation mondiale de la santé) se rangent d’ailleurs derrière ces chiffres. N’empêche qu’aujourd’hui encore, le Dalaï-Lama continue à prétendre que 1,2 million de Tibétains sont morts de la faute des Chinois.
Le dalaï-lama est-il une sorte de pape du bouddhisme mondial ?
Ici, il convient de relativiser les choses. 6 % de la population mondiale est bouddhiste. C’est peu. En outre, le dalaï-lama n’est en aucun cas le représentant du bouddhisme zen (Japon), ni du bouddhisme de l’Asie du Sud-Est (Thaïlande), ni non plus du bouddhisme chinois. Le bouddhisme tibétain représente seulement 1/60e de ces 6 %. Et, enfin, il existe de plus au Tibet quatre écoles séparées. Le Dalaï-Lama appartient à l’une d’elles : la « gelugpa » (les bonnets jaunes). Bref, un pape suivi par peu de fidèles religieux, mais par beaucoup d’adeptes politiques…
Qui sont ses sponsors ?
De 1959 à 1972 :
180.000 dollars par an pour lui personnellement, sur les fiches de paie de la CIA (documents libérés par le gouvernement américain ; le dalaï-lama a nié la chose jusqu’en 1980).
1,7 million de dollars par an pour la mise en place de son réseau international.

Ensuite le même montant a été versé via une dotation du NED, une organisation non gouvernementale américaine dont le budget est alimenté par le Congrès
. Le Dalaï-Lama dit que ses deux frères gèrent « les affaires ». Ses deux frères, Thubten Norbu (un lama de rang supérieur) et Gyalo Thondrup avaient été embauchés par la CIA dès 1951, le premier pour collecter des fonds et diriger la propagande et le second pour organiser la résistance armée.
.................................
La bombe atomique indienne : le bouddha souriant
Dès le début, c’est-à-dire quand il est devenu manifeste que la révolution chinoise allait se solder par un succès en 1949, les USA ont essayé de convaincre le dalaï-lama de gagner l’exil. Ils mirent de l’argent, toute une logistique et leur propagande à sa disposition. Mais le dalaï-lama et son gouvernement voulaient que les États-Unis envoient une armée sur place comme ils l’avaient fait en Corée et ils trouvèrent donc la proposition américaine trop faible. (Modern War Studies, Kansas University, USA, 2002). En 1959, les Etats-Unis parvenaient quand même à convaincre le dalaï-lama de quitter le Tibet, mais il fallait encore convaincre l’Inde de lui accorder l’asile. Eisenhower proposait un « marché » à Nehru : l’Inde acceptait le dalaï-lama sur son territoire et les Etats-Unis octroyaient à 400 ingénieurs indiens une bourse d’études afin qu’ils s’initient à la « technologie nucléaire » aux États-Unis. Le marché fut accepté2. En 1974, la première bombe A indienne fut affublée du surnom cynique de… « bouddha souriant »3.
1 “Tibet, Tibet”, P.French, Albin Michel, 2005.
2 Le major américain William Corson, responsable des négociations de l’époque, Press Trust of India, 10/8/1999.
3 Raj Ramanna, ancien directeur du programme nucléaire de l’Inde, 10/10/1997, Press Trust of India.
http://matchafa.quebecblogue.com/20...


....................
Et pour en finir, avec le Dalaï-lama, vu d'occident :

Histoire du bouddhisme et du lamaïsme au Tibet
Les défenseurs du lamaïsme tibétain décrivent cette religion comme étant au cœur même de la culture du pays. En fait, le bouddhisme a été introduit au Tibet en même temps que le féodalisme.
En effet, autour de l'an 650, le premier roi tibétain, Srong-btsan-sgam-po, était marié à des princesses du Tibet, mais aussi de la Chine. Celles-ci y ont introduit les croyances bouddhistes qui se sont mêlées aux vieilles croyances animistes afin de créer une nouvelle religion : le lamaïsme.
Durant le siècle qui a suivi, cette religion a été imposée au peuple par la force. Pour y parvenir, le roi Trisong Detsen avait décrété que :


celui ou celle qui pointait un moine du doigt devait avoir le doigt coupé,
celui ou celle qui parlait en mal des moines ou du lamaïsme devait avoir les lèvres coupées,
celui ou celle qui regardait un moine de travers devait avoir les yeux enlevés.
Bonjour la non-violence!


Puis, de 1400 à 1600, les monastères sont construits sur le territoire tibétain et consolident leur pouvoir. Le professeur Michael Parenti rappelle : « C'est d'ailleurs au début des années 1400 que l'empereur de Chine envoie son armée au Tibet afin de supporter le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui se donne lui-même le titre de dalaï (Océan) lama, maître de tout le Tibet. Il est donc assez ironique de constater que le premier dalaï-lama a été installé par l'armée chinoise. » [1]

Puis, parce que ce système ne pouvait suivre une lignée héréditaire, les moines n'ayant pas le droit d'avoir de relations sexuelles avec une femme, les lamas créèrent une nouvelle doctrine pour leur religion : lorsqu'un dalaï-lama mourait, il était possible de détecter sa réincarnation chez un nouveau-né. À l'âge adulte, celui-ci pourrait à nouveau gouverner le Tibet. Toutefois, dans les faits, seulement 3 des 14 dalaï-lamas ont réellement pu gouverner. En effet, les enfants se rendaient rarement à l'âge adulte, leur entourage préférant les assassiner afin de conserver le pouvoir réel.


Richesse des monastères et servage
Des moines, modestement habillés, se regroupant afin de prier pour atteindre le nirvana, voilà l'image que l'on nous présente souvent du Tibet avant la prise du pouvoir par la Chine. Cette image est toutefois très incomplète. Dans les faits, les monastères étaient des lieux de pouvoir et de richesses, reposant sur l'exploitation des masses. Il faut bien, en effet, que quelqu'un travaille afin de subvenir aux besoins des moines. Ce quelqu'un, c'était le serf.
Ainsi, « le monastère de Drepung était l'un des plus importants propriétaires terriens de la planète avec 185 manoirs, 25 000 serfs, 300 lieux de pâturage et 16 000 gardiens de troupeaux ». [2]

La majorité de la population subissait l'exploitation de l'aristocratie religieuse.
En 1953, six ans seulement avant l'exil de l'actuel dalaï-lama, >>> les serfs environ 700 000 personnes sur une population totale estimée à 1 250 000 forment la majeure partie de la population ». Ceux-ci (56% de la population) étaient considérés comme des êtres inférieurs. Le simple fait de toucher à un maître pouvait signifier le fouet pour le serf fautif.

Les maîtres étaient si distants des serfs que, sur la majeure partie du territoire tibétain, ces deux classes sociales parlaient une langue différente!

Certaines personnes appartenaient même à une classe sociale inférieure aux serfs. Les esclaves représentaient 5% de la population. De plus, un grand nombre de moines étaient, en fait, des esclaves en robe (10% de la population).

Et tout ceci n'était rien en comparaison avec le sort réservé aux femmes. Le mot femme, en tibétain (kiemen) signifie littéralement naissance inférieure. Il était interdit aux femmes de lever le regard plus haut que la hauteur des genoux d'un homme lui faisant face, en signe de soumission!

Avant l'exil du dalaï-lama, 626 personnes possédaient 93% des terres et des richesses et 70% des yaks (les bœufs du Tibet). De ces 626 personnes, 333 étaient à la tête de monastères. Pour parvenir à enrichir ce petit pourcentage de la population, les serfs devaient travailler de 16 à 18 heures par jour!

Le dalaï-lama actuel, pour sa part, est présenté comme un saint homme pour qui les richesses matérielles ne sont pas importantes. Pourtant, légalement, c'est lui qui possédait le pays entier, incluant sa population. Avant son exil, sa famille contrôlait directement 27 manoirs, 36 pâturages, 6 170 serfs et 102 esclaves. Il se déplaçait sur un trône tiré par des douzaines d'esclaves, pendant que ses gardes du corps frappaient les gens à coups de bâtons afin de lui faire un passage!

Quel était le sujet de son discours à Vancouver déjà? Ah oui! La nature temporaire des désirs humains!


Impact des croyances religieuses
Les superstitions transmises au peuple par le lamaïsme étaient nombreuses. Ainsi, lorsqu'une personne tombait malade, elle était tenue responsable de son état, puisqu'elle n'avait probablement pas été assez pieuse. Plus tard, les moines ont même dénoncé l'utilisation des antibiotiques ainsi que les campagnes de santé publiques organisées par les maoïstes. Pour eux, la seule façon de guérir, c'était de prier davantage et de donner de l'argent ou des offrandes aux monastères.
Alors que la famine régnait constamment sur tout le territoire (75% des familles devaient, à l'occasion, se contenter de manger l'herbe des pâturages afin de survivre), un tiers de la production de beurre, la principale source de protéines pour cette population, était brûlée quotidiennement en offrandes aux dieux.

De plus, la notion de karma avait un impact considérable sur le maintien de ce système d'oppression. En effet, selon cette croyance, quand quelqu'un meurt, son âme se voit accorder un nouveau corps. Cette nouvelle vie dépend de la qualité de l'ancienne vie. Ainsi, si une personne a été très pieuse durant son ancienne vie, elle pourra peut-être se réincarner en riche propriétaire d'esclaves. Par contre, quelqu'un qui n'a pas suivi les règles de vie exigée par le lamaïsme risque de renaître dans le corps d'un insecte ou d'une femme!

On le comprend assez vite, l'idée du karma et de la réincarnation encourage l'oppression et l'exploitation, au lieu de dénoncer les injustices. Après tout, si quelqu'un exploite un grand nombre de serfs et d'esclaves, c'est parce qu'il l'a mérité!

En fait, les connaissances étaient jalousement conservées dans les monastères. Pour la population, les moines préféraient inventer une multitude de légendes et de superstitions afin que les gens acceptent leur exploitation.



Non, aux religions d'état ....... Dalaï-Lama et Sarkoléon, même combat......

Tout les deux, sont à mettre au banc de toutes sociétés humaines civilisées.....

Manifestons contre le Dalaï_Lama....
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MessageSujet: Re: Tibet ?   Lun 17 Mar 2008, 16:40

Est-ce de l'humour façon Mao ou un catalogue de sottises??? Changement de pneus conseillé avant autres dérapages!!
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dugaga
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MessageSujet: Re: Tibet ?   Lun 17 Mar 2008, 20:40

Moi je trouve les pneus de Tarouilan très bons. Very Happy Very Happy Very Happy
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Tarouilan
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MessageSujet: Re: Tibet ?   Lun 17 Mar 2008, 23:04

Malheureusement, en occident, nous avons été bercé d'une douce poésie idyllique concernant le bouddhisme tibétain, qui..... n'a pas été ému à la projection d'un film comme Little Bouddha, par toute ces valeurs spirituelles indicibles sous-jacentes à ce type de philosophie...... hélas, la dure réalité est diamétralement opposée à ce rêve.

Les régimes des Dalaï-Lama étaient des régimes d'esclavage extrême pour la plus grande partie de la population, souvent au bord de la famine, alors que les aristocrates religieux, avaient toute la richesse et le pouvoir absolu.... prenez la peine de lire l'exposé ci-dessus...certes un peu long, mais nécessaire pour comprendre.

Certes la Chine, d'une façon plus générale (autorités chinoises) est loin d'être au dessus de tous reproches, elle a fait beaucoup de dégâts (millions de morts) à sa propre population par un passé récent, et on doit en parler aussi, bien entendu.......mais le problème tibétain n'est juste qu'une opération sournoise de la CIA....... les USA.... sont totalement responsables des morts.......

Quelques secondes suffisent pour trouver pleins de doc, sur le Net.....


Dernière édition par Tarouilan le Mar 18 Mar 2008, 00:08, édité 1 fois
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Tarouilan
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MessageSujet: Re: Tibet ?   Lun 17 Mar 2008, 23:49

Encore un peu de Doc, sur le Tibet et ses merveilleux et non-violents Dalaï-Lamas :

...............


Le mythe du Tibet
Michaël Parenti

Un des meilleurs analystes de l'impérialisme US révèle les dessous du "mythe du Tibet", du Dalaï Lama et de certains aspects du bouddhisme... Comment vivait-on lorsque les moines dirigeaient le Tibet ? Quelle a vraiment été la politique de la Chine dans cette région ? Et celle de la CIA ?

Lhistoire du Christianisme, celle du Judaïsme, celle de l'Hindouisme et celle de l'Islam sont fortement marquées par la violence. A travers les âges, les religieux ont toujours invoqué un mandat divin pour massacrer des infidèles, des hérétiques, et même d'autres dévots au sein de leurs propres rangs. Certaines personnes soutiennent que le Bouddhisme est différent, qu'il se distingue nettement de la violence chronique des autres religions. Certes, pour certains praticiens à lOuest, le Bouddhisme est plus une discipline spirituelle et psychologique qu'une théologie au sens habituel. Il offre des techniques méditatives censées promouvoir la lumière et l'harmonie en soi. Mais à linstar de nimporte quel autre système de croyance, le Bouddhisme ne doit pas être appréhendé uniquement par ses enseignements, mais aussi en fonction du comportement effectif de ses partisans.


Le bouddhisme est-il une exception ?


Un regard sur l'histoire révèle que les organisations bouddhistes ne se sont pas abstenues d'actes violents si caractéristiques aux groupes religieux. Au Tibet, du début du dix-septième siècle jusquau sein du dix-huitième siècle, des sectes bouddhistes rivales se sont livrées à des affrontements armés et à des exécutions sommaires.1 Au vingtième siècle, en Thaïlande, en Birmanie, en Corée, au Japon, et ailleurs, des Bouddhistes se sont battus aussi bien entre eux quavec des non-bouddhistes. Au Sri Lanka, des batailles rangées au nom du Bouddhisme font partie de l'histoire cingalaise.2



Il y a juste quelques années en Corée du Sud, des milliers de moines de l'ordre bouddhiste Chogye se sont battus entre eux à grand renfort de coup de poings, de pierres, de bombes incendiaires et de gourdins, dans des batailles rangées qui ont duré plusieurs semaines. Ils rivalisaient pour le contrôle de l'ordre, le plus grand en Corée du Sud, avec un budget annuel de 9,2 millions de dollars, auquel il faut ajouter des millions de dollars en biens immobiliers ainsi que le privilège dappointer 1.700 moines à des devoirs divers. Les bagarres ont en partie détruit les principaux sanctuaires bouddhistes et ont fait des dizaines de blessés parmi les moines, dont certains sérieusement. Le public coréen manifesta son dédain envers les deux camps, estimant que quelque soit la clique de moines qui prendrait le contrôle, "elle utiliserait les dons des fidèles pour acquérir des maisons luxueuses et des voitures onéreuses".3



Mais quen était-il du Dalaï-lama et du Tibet qu'il a présidé avant l'intervention chinoise en 1959 ? Il est largement répandu par beaucoup de dévots bouddhistes que lancien Tibet était un royaume consacré à la spiritualité, exempt de styles de vie égoïstes, de matérialisme vide et de vices corrupteurs qui infestent la société industrialisée moderne. Les mass media occidentaux, les livres de voyage, les romans et les films Hollywoodiens ont dépeint la théocratie tibétaine comme un véritable Shangri-La (paradis terrestre).



Le Dalaï-lama, lui-même, a affirmé que "l'influence pénétrante du Bouddhisme" au Tibet, "au milieu des espaces grand ouverts d'un environnement non corrompu a eu pour effet de produire une société consacrée à la paix et à l'harmonie. Nous jouissions de la liberté et du contentement."4 Une lecture de l'histoire du Tibet suggère une image différente. Au treizième siècle, l'Empereur Kublai Khan a créé le premier Grand Lama, qui devait présider tous les autres lamas à l'instar d'un pape qui préside ses évêques. Plusieurs siècles plus tard, l'Empereur de Chine a envoyé une armée au Tibet pour soutenir le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui s'est alors donné le titre de Dalaï (Océan) lama, dirigeant de tout le Tibet. C'est tout à fait une ironie de lhistoire : le premier Dalaï-lama a été installé par une armée chinoise.



Pour élever son autorité, le premier Dalaï-lama saisit les monastères qui n'appartenaient pas à sa secte et aurait détruit les écritures bouddhistes qui étaient en désaccord avec sa revendication à la divinité. Le Dalaï-lama qui lui a succédé a poursuivi une vie sybaritique, jouissant de la compagnie de beaucoup de maîtresses, faisant la fête avec des amis, et agissant entre autres façons considérées inconvenantes pour une divinité incarnée. Pour cela, il fut éliminé par ses prêtres. Durant 170 ans, malgré leur statut reconnu de dieu, cinq Dalaï-lama ont été assassinés par leurs grands prêtres ou par d'autres courtisans.5


Shangri-La (pour Seigneurs et Lamas)


Les religions ont eu un rapport étroit non seulement avec la violence mais aussi avec l'exploitation économique. En effet, c'est souvent l'exploitation économique qui nécessite la violence. Tel était le cas avec la théocratie tibétaine. Jusque 1959, quand le Dalaï-lama a fini de présider le Tibet, la plupart de la terre arable était toujours organisée en domaines seigneuriaux travaillés par des serfs. Même un auteur sympathisant du vieil ordre admet que "bon nombre de domaines ont appartenu aux monastères et la plupart d'entre eux ont amassé dimmenses richesses.... De plus, certains moines et lamas individuellement ont pu accumuler une grande richesse par la participation active dans le commerce et le prêt d'argent."6 Le monastère de Drepung était un des plus grands propriétaires terriens dans le monde, avec ses 185 manoirs, 25.000 serfs, 300 grands pâturages et 16.000 bergers. La richesse des monastères est allée aux lamas ayant le grade le plus élevé, beaucoup d'entre eux étant les rejetons de familles aristocratiques.



Les leaders séculiers firent aussi bien. Un exemple notable était le commandant en chef de l'armée tibétaine, qui possédait 4.000 kilomètres carrés de terre et 3.500 serfs. Il était aussi un membre du Cabinet intime du Dalaï-lama.7 Le vieux Tibet a été faussement représenté par certains de ses admirateurs Occidentaux comme "une nation qui n'a exigé aucune police parce que ses gens ont volontairement observé les lois du karma."8 En fait, il avait une armée professionnelle, bien que petite, qui a servi comme une gendarmerie en faveur des propriétaires pour maintenir l'ordre et traquer des serfs fugitifs.
........./..........


Dernière édition par Tarouilan le Mar 18 Mar 2008, 00:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tibet ?   Lun 17 Mar 2008, 23:51

......./.......

De jeunes garçons tibétains ont été régulièrement enlevés à leurs familles et emmenés dans les monastères pour être formés comme moines. Une fois là, ils étaient internés à vie. Tashì-Tsering, un moine, rapporte quil était courant que des enfants de paysans soient sexuellement maltraités dans les monastères. Lui-même était une victime de viol répété à partir de lâge de neuf ans.9 Les domaines monastiques enrôlèrent de force des enfants de paysans aux fins de servitude perpétuelle comme domestiques, danseurs et soldats.



Dans le vieux Tibet, il y avait un petit nombre de fermiers qui subsistaient comme une sorte de paysannerie libre, et, peut-être, en plus, 10.000 personnes qui composaient la classe moyenne constituée des familles de marchands, de commerçants et de petits négociants. Des milliers d'autres étaient des mendiants. Une petite minorité était des esclaves, la plupart du temps des domestiques qui ne possédaient rien. Leur descendance naissait dans l'esclavage.10 La plus grande partie de la population rurale - environ 700.000 sur une population totale évaluée à 1.250.000 - était des serfs. Les serfs et d'autres paysans vivaient généralement un peu mieux que les esclaves. Ils navaient pas de scolarité ni de soins médicaux. Ils passaient la plupart de leur temps à peiner pour les lamas de haut rang, ou pour une aristocratie foncière séculière. Leurs maîtres leur disaient quelle culture produire et quels animaux élever. Ils ne pouvaient pas se marier sans le consentement de leur seigneur ou lama. Et ils pouvaient facilement être séparé de leur famille sil plaisait au propriétaire de les envoyer travailler dans un endroit éloigné.11



Une femme de 22 ans, elle-même une serve fugitive rapporte : "De jolies filles de serfs étaient habituellement emmenées par le propriétaire comme domestiques de maison et utilisées comme il le souhaitait". Elles "étaient juste des esclaves sans droits".12 Les serfs devaient avoir une permission pour tous leurs déplacements. Les propriétaires terriens avaient l'autorité légale pour capturer ceux qui essayaient de fuir. Un serf fugitif de 24 ans a accueilli l'intervention chinoise comme "une libération". Il affirmait que pendant le temps où il était un serf, il était soumis à un travail dur incessant, à la faim et au froid, incapable de lire ou d'écrire et ne sachant rien du tout. Après sa troisième tentative de fuite ratée, il fût impitoyablement battu par les hommes du propriétaire terrien jusquà ce que le sang lui coule du nez et de la bouche ; puis, ils ont versé de l'alcool et de la soude caustique sur les blessures pour augmenter la douleur.13



Les serfs étaient dans lobligation de travailler à vie la terre du seigneur - ou la terre du monastère - sans être payés, de réparer les maisons du seigneur, de transporter sa récolte et de rassembler son bois de chauffage. Ils étaient aussi supposés fournir les animaux de transport et le transport sur demande.14 Ils étaient taxés sur le mariage, taxé sur la naissance de chaque enfant et sur chaque mort dans la famille. Ils étaient taxés sur la plantation dun nouvel arbre dans leur terrain et sur la possession danimaux. Il y avait des impôts pour les festivals religieux, pour le chant, la danse, le tambourinage et la sonnerie de cloche. Les gens étaient taxés quand ils étaient envoyés en prison et quand ils en sortaient. Ceux qui ne pouvaient pas trouver de travail étaient taxés pour être sans emploi et s'ils allaient dans un autre village à la recherche de travail, ils devaient payer un impôt de passage. Quand les gens ne pouvaient pas payer, les monastères leur prêtaient de l'argent à un taux d'intérêt de 20 à 50 pour cent. Certaines dettes étaient passées du père au fils et au petit-fils. Les débiteurs qui ne pouvaient pas honorer leurs obligations risquaient dêtre réduits en esclavage, parfois pour le reste de leur vie.15



Les enseignements religieux de la théocratie soutenaient cet ordre de classe. Le pauvre et laffligé apprenaient qu'ils devaient supporter leurs ennuis à cause de leurs mauvaises manières dans des vies précédentes. Donc, ils devaient accepter la misère de leur existence présente comme une rédemption karmique et en prévision de ce que leur sort s'améliorerait une fois réincarné. Le riche et le puissant, bien sûr, considéraient leur bonne fortune comme une récompense, et une preuve tangible de leur vertu dans les vies passées et présentes.


Torture et Mutilation


Au Tibet du Dalaï-lama, la torture et la mutilation - incluant lénucléation, larrachage de la langue, le sectionnement du tendon du jarret et lamputation - étaient des punitions favorites infligées aux serfs fugitifs et aux voleurs. En voyageant à travers le Tibet dans les années 1960, Stuart et Roma Gelder ont interviewé un ancien serf, Tsereh Wang Tuei, qui avait volé deux moutons appartenant à un monastère. Pour cela, il a eu les yeux énucléés et la main mutilée afin de ne plus pouvoir lutiliser. Il explique qu'il n'est plus un Bouddhiste : "quand un saint lama leur a dit de m'aveugler, j'ai pensé qu'il ny avait rien de bon dans la religion".16 . Bien quil était contraire aux enseignements bouddhistes de prendre la vie humaine, quelques contrevenants étaient sévèrement fouettés et ensuite "abandonnés à Dieu" dans la nuit glaciale pour y mourir. "Les parallèles entre le Tibet et l'Europe médiévale sont saisissantes", conclut Tom Grunfeld dans son livre sur le Tibet.17



En 1959, Anna Louise Strong a visité une exposition d'équipement de torture qui avait été utilisé par les suzerains tibétains. Il y avait des menottes de toutes les tailles, y compris de petites pour des enfants, et des instruments pour couper le nez et les oreilles, pour énucléer les yeux et pour briser les mains. Il y avait des instruments pour couper les rotules et les talons, ou paralyser les jambes. Il y avait des fers chauds, des fouets et des instruments spéciaux pour éviscérer.18



L'exposition a présenté des photographies et les témoignages des victimes qui avaient été aveuglées ou estropiées ou subi des amputations pour raison de vol. Il y avait le berger dont le maître lui devait un remboursement en yuan et du blé, mais a refusé de payer. Alors, il a pris une des vaches du maître ; pour cela, il eut les mains coupées. Un autre berger qui s'est opposé à ce que sa femme lui soit prise par son seigneur a eu les mains broyées. Il y avait les images dactivistes communistes dont le nez et la lèvre supérieure ont été coupées et celles dune femme qui a été violée, et puis, dont le nez a été coupé en tranches.19



Danciens visiteurs du Tibet commentent le despotisme théocratique. En 1895, un anglais, le docteur A. L. Waddell, a écrit que la population était sous la "tyrannie intolérable de moines" et les superstitions diaboliques quils avaient fabriquées pour terroriser les gens. En 1904, Perceval Landon a décrit l'autorité du Dalaï-lama comme "une machine d'oppression". À peu près au même moment, un autre voyageur anglais, le Capitaine W.F.T. O'Connor, a observé que "les grands propriétaires terriens et les prêtres .. exercent chacun dans leur domaine respectif un pouvoir despotique sans aucun appel", tandis que les gens sont "opprimés par une fabrique de prêtres et de monachisme des plus monstrueuses". Les dirigeants tibétains ont "inventé des légendes dégradantes et ont stimulé un esprit de superstition" parmi le peuple. En 1937, un autre visiteur, Spencer Chapman, a écrit, "le moine lamaïste ne passe pas son temps à administrer les gens ou à les éduquer. Le mendiant sur le bord de la route n'est rien pour le moine. La connaissance est la prérogative jalousement gardée des monastères et est utilisée pour augmenter leur influence et leur richesse."20


Occupation et révolte


Les communistes chinois ont occupé le Tibet en 1951, revendiquant la souveraineté sur ce pays. Le traité de 1951 prévoyait l'autonomie apparente sous l'autorité du Dalaï-lama, mais confiait à la Chine le contrôle militaire et le droit exclusif de conduire les relations avec l'étranger. Les Chinois disposaient aussi dun rôle direct dans l'administration interne "pour promouvoir des réformes sociales". D'abord, ils réformèrent lentement, comptant surtout sur la persuasion comme tentative pour effectuer le changement. Parmi les premières réformes quils ont appliquées, il y avait la réduction des taux d'intérêt usuraires et la construction de quelques hôpitaux et de routes. "Contrairement à la croyance populaire à l'Ouest", écrit un observateur, les Chinois "prirent soin de montrer du respect pour la culture et la religion tibétaines". Aucune propriété aristocratique ou monastique n'a été confisquée, et les seigneurs féodaux continuèrent à régner sur les paysans qui leur étaient héréditairement attachés."21



Les seigneurs et les lamas tibétains avaient vu les Chinois aller et venir au cours des siècles et avaient joui de bonnes relations avec le Generalissimo Chiang Kaishek et son pouvoir réactionnaire sur la Chine avec le Kuomintang.22 L'approbation du gouvernement Kuomintang était nécessaire pour valider le choix du Dalaï-lama et du Panchen Lama. Quand le jeune Dalaï-lama a été installé à Lhassa, cétait avec une escorte armée des troupes chinoises et un ministre chinois conformément à la tradition vieille de plusieurs siècles. Ce qui contrariait les seigneurs et lamas tibétains, cétait que ces derniers chinois étaient des communistes. C'était seulement une question de temps, ils en étaient sûrs, avant que les Communistes ne commencent à imposer leurs solutions collectivistes égalitaires au Tibet.



En 1956-57, des bandes armées tibétaines tendirent une embuscade à des convois de l'Armée Populaire de Libération chinoise. Le soulèvement reçut un appui important de la Central Intelligence Agency américaine (C.I.A.), comprenant un entraînement militaire, des camps d'appui au Népal et de nombreux ponts aériens.23 Pendant ce temps, aux Etats-Unis, la Société américaine pour une Asie libre, un front de la C.I.A., avait énergiquement fait la publicité de la cause de la résistance tibétaine avec le frère aîné du Dalaï-lama, Thubtan Norbu, qui jouât un rôle actif dans ce groupe. Le second frère aîné du Dalaï-lama, Gyalo Thondup, mis sur pied une opération de renseignements avec la C.I.A. en 1951. Il remit ça plus tard dans une unité de guérilla entraînée par la C.I.A. dont les recrues furent parachutées à nouveau au Tibet.24



Beaucoup de commandos et dagents tibétains que la C.I.A. avait déposé dans le pays étaient les chefs de clans aristocratiques ou les fils des chefs. Pour nonante pour cent d'entre eux, on n'en entendit jamais plus parler, selon un rapport de la C.I.A. elle-même, signifiant en cela quils avaient probablement étaient capturés ou tués.25 "Beaucoup de lamas et de membres séculiers de l'élite et le gros de l'armée tibétaine ont rejoint le soulèvement, mais, en général, la population ne l'a pas fait, ce qui entraîna son échec", écrit Hugh Deane.26 Dans leur livre sur le Tibet, Ginsburg et Mathos arrivent à une conclusion semblable : "Autant qu'il peut être vérifié, la plupart du peuple de Lhassa et de la campagne attenante ne rejoignis pas le combat contre les Chinois, aussi bien quand il commença quau cours de son déroulement."27 Finalement, la résistance seffondra.


Les communistes entrent


Quels que furent les maux et les nouvelles oppressions introduits par les chinois au Tibet après 1959, ils ont supprimé l'esclavage et le système de servage de travail impayé et mirent un terme aux flagellations, aux mutilations et aux amputations comme méthodes de sanctions criminelles. Ils ont éliminé les nombreux impôts écrasants, commencé des projets de grands travaux et ont énormément réduit le chômage et la mendicité. Ils ont instauré l'éducation laïque, brisant ainsi le monopole de l'éducation des monastères. Ils ont mis en place la distribution d'eau courante et d'électricité dans Lhassa.28



Heinrich Harrer (il fut ultérieurement révélé que Harrer avait été un sergent dans les SS d'Hitler) a écrit un best-seller racontant ses expériences au Tibet et qui a été montré dans un film populaire de Hollywood. Il rapporta que les Tibétains qui ont résisté aux Chinois "étaient principalement les nobles, les semi-nobles et les lamas ; ils ont été punis en étant contraint de devoir exécuter les tâches les plus humbles, comme travailler sur des routes et des ponts. Ils furent encore plus humiliés par le fait de devoir nettoyer la ville avant larrivée des touristes". Ils ont aussi dû vivre dans un camp à l'origine réservé aux mendiants et aux vagabonds.29



En 1961, les Chinois ont exproprié les propriétés foncières tenues par les seigneurs et les lamas et ont réorganisé les paysans en centaines de communes. Ils distribuèrent des centaines de milliers d'acres à des fermiers locataires et à des paysans sans terre. Les troupeaux qui appartenaient auparavant à la noblesse ont été rendu à des collectifs de bergers pauvres. Des améliorations ont été faites dans la reproduction du bétail et des nouvelles variétés de légumes et des nouvelles souches de blé et d'orge ont été introduites ; avec des améliorations en matière d'irrigation, tout cela aurait mené à une augmentation de la production agraire.30



Beaucoup de paysans sont restés aussi religieux quavant, donnant l'aumône au clergé. Mais les nombreux moines qui avaient été enrôlés de force dans les ordres religieux quand ils étaient enfants étaient maintenant libres de renoncer à la vie monastique, ce que des milliers ont fait, particulièrement les plus jeunes. Le clergé restant a vécu sur des bourses modestes dispensées par le gouvernement et sur le revenu supplémentaire gagné en officiant des services de prière, des mariages et des obsèques.31



Tant le Dalaï-lama que son conseiller et frère le plus jeune, Tendzin Choegyal, ont prétendu que "plus de 1,2 millions de Tibétains sont morts en conséquence de l'occupation chinoise."32 Mais le recensement officiel de 1953 - six ans avant les sévères mesures chinoises - a enregistré la population entière résidant au Tibet au nombre de 1.274.000.33 D'autres comptes de recensement évaluent la population tibétaine ethnique dans le pays à environ deux millions. Si les Chinois avaient tué 1,2 millions de Tibétains au début des années 1960, alors des villes entières et dimportantes parties de la campagne, en fait presque tout le Tibet, auraient été dépeuplé, transformé en un champ de batailles parsemé de camps de la mort et de charniers - dont nous n'avons vu aucune preuve. Les minces forces armées chinoises présentes au Tibet n'étaient pas assez importantes pour regrouper, pourchasser et exterminer autant de personnes même si elles y avaient consacré tout leur temps en ne faisant rien d'autre.

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MessageSujet: Re: Tibet ?   Lun 17 Mar 2008, 23:52

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Les autorités chinoises reconnaissent "des erreurs", particulièrement pendant la Révolution Culturelle en 1966-76 quand la persécution religieuse a atteint une haute vague tant en Chine qu'au Tibet. Après le soulèvement à la fin des années 1950, des milliers de Tibétains ont été incarcérés. Pendant le Grand bond en avant, la collectivisation obligatoire et l'agriculture de grain ont été imposées à la paysannerie, parfois avec un effet désastreux. À la fin des années 1970, la Chine a commencé à relâcher le contrôle sur le Tibet "et a essayé de réparer certains des dégâts provoqué pendant les deux décennies précédentes."34



En 1980, le gouvernement chinois a amorcé des réformes censément conçues pour accorder au Tibet un degré plus grand d'autonomie et d'auto-administration. Les Tibétains seraient dès lors autorisé à cultiver des parcelles privées, à vendre leurs surplus de moisson, à décider eux-mêmes quel produit cultiver et à garder des yaks et des moutons. La communication avec le monde extérieur était de nouveau permise et les contrôles aux frontières furent facilités pour permettre aux Tibétains de visiter des parents exilés en Inde et au Népal.35



Dans les années 1990, les Hans, le plus grand groupe ethnique comprenant plus de 95 pour cent de la population énorme de la Chine, ont commencé à se déplacer en nombre substantiel au Tibet et dans diverses provinces occidentales. Dans les rues de Lhassa et de Shigatse, les signes de la prééminence han sont aisément visibles. Les Chinois dirigent les usines et beaucoup des magasins et des stands de vente. De grands immeubles de bureaux et de grands centres commerciaux ont été construits avec des fonds qui auraient été mieux dépensés pour des usines de traitement d'eau et des logements. Les cadres chinois au Tibet ont souvent considéré leurs voisins tibétains comme arriérés et paresseux, ayant besoin d'un développement économique et d'une "éducation patriotique". Pendant les années 1990, des employés du gouvernement tibétain soupçonnés d'entretenir des sympathies nationalistes ont été licenciés et des campagnes ont été lancées pour discréditer le Dalaï-lama. Des Tibétains ont, selon certaines sources, été arrêtés, emprisonnés et soumis au travail obligatoire pour avoir mené des activités séparatistes et s'être engagé dans "la subversion" politique. Certaines des personnes appréhendées ont été retenues en détention administrative sans eau et alimentation adéquates, sans couvertures, sujettes à des menaces, des coups et d'autres mauvais traitements.36



Les règlements de planning familial chinois permettent une limite de trois enfants par familles tibétaines. (Pendant des années, les familles hans étaient soumises à la limite de lenfant unique) Si un couple dépasse la limite, les enfants en excès peuvent être interdits d'accès à la garderie subventionnée, aux services médicaux, au logement et à l'éducation. Ces pénalités ont été appliquées de manière irrégulière et varièrent selon le district. Par ailleurs, l'histoire, la culture et la religion tibétaines sont négligées dans les écoles. Les matériels pédagogiques, quoique traduits en tibétain, se concentrent sur l'histoire et la culture chinoises.37


Élites, émigrés et la C.I.A.


Pour les lamas et les seigneurs riches, l'intervention communiste était une calamité. La plupart d'entre eux se sont enfuis à l'étranger, ainsi fît le Dalaï-lama lui-même, qui a été aidé dans sa fuite par la C.I.A. Certains ont découvert avec horreur qu'ils devraient travailler pour vivre. Pourtant, pendant les années 1960, la communauté tibétaine en exil a secrètement empoché 1,7 millions de $ par an provenant de la C.I.A. selon des documents rendus publics par le Département d'Etat en 1998. Une fois que ce fait a été rendu public, l'organisation du Dalaï-lama lui-même a publié une déclaration admettant qu'il avait reçu des millions de dollars de la C.I.A. pendant les années 1960 pour envoyer des escadrons armés d'exilés au Tibet pour saper la révolution maoïste. Le revenu annuel du Dalaï-lama dispensé par le C.I.A. était de 186.000 $. Les services secrets indiens l'ont aussi financé ainsi que d'autres exilés tibétains. Il a refusé de dire si lui ou ses frères travaillaient pour la C.I.A. L'agence sest aussi abstenue de faire des commentaires.38



En 1995, le News & Observer de Raleigh en Caroline du Nord, a publié en couverture une photographie couleur montrant le Dalaï-lama recevant laccolade du sénateur Républicain réactionnaire Jesse Helms, sous le titre "le Bouddhiste fascine le Héros des droits religieux".39 En avril 1999, avec Margareth Thatcher, le Pape Jean Paul II et George Bush premier, le Dalaï-lama a lancé un appel au gouvernement britannique afin qu'il libère Augusto Pinochet, l'ancien dictateur fasciste du Chili et un client de longue date de la C.I.A. et qui avait été appréhendé alors qu'il était en visite en Angleterre. Il a vivement recommandé que Pinochet ne soit pas forcé d'aller en Espagne où il était requis par un juge espagnol pour passer en justice pour des crimes contre l'humanité.



Aujourd'hui, surtout via la National Endowment for Democracy (NED) et d'autres canaux qui sonnent plus respectablement que la C.I.A., le Congrès US continue d'allouer 2 millions de $ par an aux Tibétains en Inde, plus quelques millions complémentaires pour "des activités démocratiques" dans la communauté d'exil tibétaine. Le Dalaï-lama obtient aussi de l'argent du financier George Soros, qui dirige Radio Free Europe/Radio Liberty, la radio créée par la C.I.A., ainsi que d'autres instituts.40


La question de la culture


On nous a dit que quand le Dalaï-lama gouvernait le Tibet, le peuple vivait dans une symbiose satisfaisante et tranquille avec leurs seigneurs monastiques et séculiers, selon un ordre social fondé sur une culture profondément spirituelle et non violente inspirée par des enseignements religieux humains et pacifiques. La culture religieuse tibétaine était le ciment social et le baume réconfortant qui maintenaient les lamas riches et les paysans pauvres liés spirituellement et pour soutenir ces prosélytes qui considèrent le vieux Tibet comme un modèle de pureté culturelle, un paradis terrestre.



On peut se rappeler les images idéalisées de l'Europe féodale présentées par des catholiques conservateurs contemporains comme G. K. Chesterton et Hilaire Belloc. Pour eux, la chrétienté médiévale était un monde de paysans satisfaits vivant dans un lien spirituel profond avec leur Église, sous la protection de leurs seigneurs.41 A nouveau, nous sommes invités à accepter une culture particulière selon ses propres canons, qui signifie l'accepter tel qu'elle est présentée par sa classe privilégiée, par ceux du sommet qui en ont profité le plus. L'image du Shangri-La du Tibet n'a pas plus de ressemblance avec la réalité historique que ne l'a l'image idéalisée de l'Europe médiévale.



Quand il est vu dans toute son effroyable réalité, le vieux Tibet confirme que la culture nest absolument pas neutre. La culture peut faire office de couverture de légitimation à une foule de graves injustices, bénéficiant à une portion de la population dune société au grave détriment dautres segments de cette population. Dans le Tibet théocratique, les intérêts dominants manipulaient la culture traditionnelle pour consolider leur richesse et leur pouvoir. La théocratie assimilait les pensées et les actions rebelles à des influences sataniques. Elle propageait la supposition générale de la supériorité du seigneur et de linfériorité du paysan. Le riche était représenté comme méritant sa belle vie et le pauvre comme méritant sa misérable existence, le tout codifié en enseignements à propos de la succession karmique des vertus et des vices issus de vies passées et présenté comme lexpression de la volonté de Dieu.



Il pourrait être dit que nous, citoyens du monde laïc moderne, ne pouvons pas saisir les équations du bonheur et de la douleur, le contentement et la coutume qui caractérisent des sociétés plus traditionnellement spirituelles. Cela peut être vrai et cela peut expliquer pourquoi certains d'entre nous idéalisent de telles sociétés. Mais tout de même, un il énucléé est un il énucléé, une flagellation est une flagellation, et l'exploitation oppressante des serfs et des esclaves est toujours une injustice de classe brutale quels que soient ses emballages culturels. Il y a une différence entre un lien spirituel et un esclavage humain, même quand tous les deux existent côte à côte.



Bon nombre de Tibétains ordinaires souhaitent le retour du Dalaï-lama dans leur pays mais il apparaît que relativement peu souhaite un retour à lordre ancien quil représente. Une histoire publiée en 1999 dans le "Washington Post" note quil continue à être révéré au Tibet, mais



... peu de Tibétains accueilleraient un retour des clans aristocratiques corrompus qui se sont enfuis avec lui en 1959, et cela comprend la plus grande partie de ses conseillers. Beaucoup de fermiers tibétains, par exemple, n'ont aucun intérêt à recéder la terre qu'ils ont gagnée pendant la réforme agraire que la Chine a imposée aux clans. Les anciens esclaves du Tibet disent qu'ils, eux aussi, ne veulent pas que leurs anciens maîtres reviennent au pouvoir.

"J'ai déjà vécu cette vie une fois auparavant", a dit Wangchuk, un ancien esclave de 67 ans qui portait ses meilleurs vêtements pour son pèlerinage annuel vers Shigatse, un des sites les plus saints du Bouddhisme tibétain. Il a dit qu'il vénérait le Dalaï-lama, mais a ajouté, "je ne peux pas être libre sous le communisme chinois, mais je suis dans de meilleures conditions que quand j'étais un esclave."42



Kim Lewis qui a étudié les méthodes de guérison avec un moine bouddhiste à Berkeley en Californie a eu loccasion de parler longuement avec plus dune dizaine de femmes tibétaines qui vivaient dans le bâtiment du moine. Quand elle demanda comment elles se sentaient à lidée de retourner dans leur pays dorigine, le sentiment était unanimement négatif. Au début, Lewis pensait que leur répugnance avait un rapport avec loccupation chinoise mais elles linformèrent vite quil en était tout autrement. Elles dirent quelles étaient extrêmement reconnaissante "de ne pas avoir du se marier à 4 ou 5 hommes, de ne pas devoir être enceinte presque tout le temps", ou de devoir supporter des maladies sexuellement transmissibles contractées par un mari errant. Les plus jeunes femmes "étaient enchantées de recevoir une éducation et ne voulaient absolument rien à voir avec une quelconque religion, et se demandaient pourquoi les Américains étaient si naïfs". Elles racontèrent les histoires des épreuves de leur grand-mère avec des moines qui les utilisaient comme "épouses de sagesse", leur disant "quelles gagneraient énormément de mérites en fournissant les moyens de léblouissement après tout, Buddha avait besoin dêtre avec une femme pour atteindre lillumination".



Les femmes interviewées par Lewis parlèrent avec amertume au sujet de la confiscation de leurs jeunes garçons par les monastères au Tibet. Quand un enfant criait après sa mère, il lui était dit "Pourquoi la réclames-tu, elle ta abandonné elle est juste une femme." Parmi les autres problèmes, il y avait notamment "lhomosexualité endémique dans la secte Gelugpa. Tout nétait pas parfait au Shangri-la", opine Lewis."43



Les moines qui ont obtenu lasile politique en Californie ont fait une demande pour obtenir la sécurité sociale. Lewis, elle-même une partisane pendant un temps, les a aidé pour les documents administratifs. Elle observe quils continuent à recevoir des chèques de la sécurité sociale dun montant de 550 à 700 dollars par mois avec Medicare et MediCal. En plus, les moines résident sans payer de loyer dans dagréables appartements équipés. "Ils ne paient aucune charge, ils ont laccès gratuit à internet avec des ordinateurs mis à leur disposition, ainsi que des fax, des téléphones fixes et portables et la télévision câblée." En plus, ils reçoivent un traitement mensuel de leur ordre. Et le centre dharma prend une collection spéciale de ses membres (tous américains), distinct de leurs devoirs de membres. Certains membres effectuent avec passion les tâches ménagères pour les moines, notamment les courses chez lépicier, lentretien de leurs appartements et leurs toilettes. Ces même saints hommes "ne voient aucun problème à critiquer lobsession des Américains pour les choses matérielles".44



Soutenir le renversement de la vieille théocratie féodale par la Chine ne signifie pas applaudir à tout ce que fait l'autorité chinoise au Tibet. Ce point est rarement compris par les adhérents du Shangri-La aujourd'hui à l'Ouest.



L'inverse est aussi vrai. Dénoncer l'occupation chinoise ne signifie pas que nous devons idéaliser l'ancien régime féodal. Une complainte commune parmi les prosélytes bouddhistes à l'Ouest est que la culture religieuse du Tibet est sapée par loccupation. Cela semble vraiment être le cas. Nombre de monastères sont fermés et la théocratie est passée dans lhistoire. Ce que je mets en doute ici est la nature soi-disant admirable et essentiellement spirituelle de cette culture d'avant l'invasion. En bref, nous pouvons préconiser la liberté religieuse et l'indépendance pour le Tibet sans devoir embrasser la mythologie d'un Paradis Perdu.



Finalement, il devrait être noté que la critique posée ici ne doit pas être considérée comme une attaque personnelle contre le Dalaï-lama. Quel que soit ses associations passées avec la C.I.A. et certains réactionnaires, il parle souvent de paix, d'amour et de non-violence. Et il ne peut lui-même être réellement blâmé pour les abus de lancien régime, nayant que 15 ans quand il senfuit en exil. En 1994, dans une interview avec Melvyn Goldstein, il dit en privé qu'il était depuis sa jeunesse en faveur de la construction d'écoles, "de machines" et de routes dans son pays. Il prétend qu'il pensait que la corvée (travail forcé non payé dun serf au profit du seigneur) et certains impôts imposés aux paysans étaient "extrêmement mauvais". Et il n'aimait pas la façon dont les gens étaient surchargés avec des vieilles dettes parfois transmises de génération en génération.45 En outre, il propose maintenant la démocratie pour le Tibet, caractérisée par une constitution écrite, une assemblée représentative et d'autres attributs démocratiques essentiels.46

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MessageSujet: Re: Tibet ?   Lun 17 Mar 2008, 23:54

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En 1996, le Dalaï-lama a fait un communiqué qui a du avoir un effet dérangeant dans la communauté en exil. Il dit en partie ceci :



De toutes les théories économiques modernes, le système économique marxiste est fondé sur des principes moraux, tandis que le capitalisme nest fondé que sur le gain et la rentabilité. Le marxisme est basé sur la distribution de la richesse sur une base égale et sur l'utilisation équitable des moyens de production. Il est aussi concerné par le destin des travailleurs - qui sont la majorité - aussi bien que par le destin d'entre ceux qui sont défavorisés et dans le besoin, et le marxisme se soucie des victimes de minorités exploitées. Pour ces raisons, le système m'interpelle et il semble juste ... Je me considère moi-même comme demi-marxiste et demi-bouddhiste.47



Et plus récemment, en 2001, en visitant la Californie, il a fait remarquer que "le Tibet, matériellement, est très, très en arrière. Spirituellement, il est tout assez riche. Mais la spiritualité ne peut pas remplir nos estomacs."48 Voici un message qui devrait être pris en compte par les prosélytes bouddhistes bien alimentés en Occident qui dissertent avec nostalgie sur le vieux Tibet.



Ce que j'ai essayé de défier, ce sont le mythe du Tibet, l'image du Paradis perdu d'un ordre social qui, en fait, nétait rien de plus qu'une théocratie rétrograde de servage et de pauvreté, où une minorité privilégiée vivait richement et puissamment au prix du sang, de la sueur et des larmes de la majorité. On est loin du Shangri-la.




Notes :

1. Melvyn C. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon : China, Tibet, and the Dalai Lama (Berkeley : University of California Press, 1995), 6-16.

2. Mark Juergensmeyer, Terror in the Mind of God, (Berkeley : University of California Press, 2000), 113.

3. Kyong-Hwa Seok, "Korean Monk Gangs Battle for Temple Turf", San Francisco Examiner, December 3, 1998.

4. Dalai Lama quoted in Donald Lopez Jr., Prisoners of Shangri-La : Tibetan Buddhism and the West (Chicago and London : Chicago University Press, 1998), 205.

5. Stuart Gelder and Roma Gelder, The Timely Rain : Travels in New Tibet (New York : Monthly Review Press, 1964), 119, 123.

6. Pradyumna P. Karan, The Changing Face of Tibet : The Impact of Chinese Communist Ideology on the Landscape (Lexington, Kentucky : University Press of Kentucky, 1976), 64.

7. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 62 and 174.

8. As skeptically noted by Lopez, Prisoners of Shangri-La, 9.

9. Melvyn Goldstein, William Siebenschuh, and Tashì-Tsering, The Struggle for Modern Tibet : The Autobiography of Tashì-Tsering (Armonk, N.Y. : M.E. Sharpe, 1997).

10. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 110.

11. Anna Louise Strong, Tibetan Interviews (Peking : New World Press, 1929), 15, 19-21, 24.

12. Quoted in Strong, Tibetan Interviews, 25.

13. Strong, Tibetan Interviews, 31.

14. Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet 1913-1951 (Berkeley : University of California Press, 1989), 5.

15. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 175-176; and Strong, Tibetan Interviews, 25-26.

16. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 113.

17. A. Tom Grunfeld, The Making of Modern Tibet rev. ed. (Armonk, N.Y. and London : 1996), 9 and 7-33 for a general discussion of feudal Tibet; see also Felix Greene, A Curtain of Ignorance (Garden City, N.Y. : Doubleday, 1961), 241-249; Goldstein, A History of Modern Tibet 1913-1951, 3-5; and Lopez, Prisoners of Shangri-La, passim.

18. Strong, Tibetan Interviews, 91-92.

19. Strong, Tibetan Interviews, 92-96.

20. Waddell, Landon, and O'Connor are quoted in Gelder and Gelder, The Timely Rain, 123-125.

21. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 52.

22. Heinrich Harrer, Return to Tibet (New York : Schocken, 1985), 29.

23. See Kenneth Conboy and James Morrison, The CIA's Secret War in Tibet (Lawrence, Kansas : University of Kansas Press, 2002); and William Leary, "Secret Mission to Tibet", Air & Space, December 1997/January 1998.

24. On the CIA's links to the Dalai Lama and his family and entourage, see Loren Coleman, Tom Slick and the Search for the Yeti (London : Faber and Faber, 1989).

25. Leary, "Secret Mission to Tibet".

26. Hugh Deane, "The Cold War in Tibet", CovertAction Quarterly (Winter 1987).

27. George Ginsburg and Michael Mathos, Communist China and Tibet (1964), quoted in Deane, "The Cold War in Tibet". Deane notes that author Bina Roy reached a similar conclusion.

28. See Greene, A Curtain of Ignorance, 248 and passim; and Grunfeld, The Making of Modern Tibet, passim.

29. Harrer, Return to Tibet, 54.

30. Karan, The Changing Face of Tibet, 36-38, 41, 57-58; London Times, 4 July 1966.

31. Gelder and Gelder, The Timely Rain, 29 and 47-48.

32. Tendzin Choegyal, "The Truth about Tibet", Imprimis (publication of Hillsdale College, Michigan), April 1999.

33. Karan, The Changing Face of Tibet, 52-53.

34. Elaine Kurtenbach, Associate Press report, San Francisco Chronicle, 12 February 1998.

35. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 47-48.

36. Report by the International Committee of Lawyers for Tibet, A Generation in Peril (Berkeley Calif. : 2001), passim.

37. International Committee of Lawyers for Tibet, A Generation in Peril, 66-68, 98.

38. Jim Mann, "CIA Gave Aid to Tibetan Exiles in '60s, Files Show", Los Angeles Times, 15 September 1998; and New York Times, 1 October, 1998; and Morrison, The CIA's Secret War in Tibet.

39. News & Observer, 6 September 1995, cited in Lopez, Prisoners of Shangri-La, 3.

40. Heather Cottin, "George Soros, Imperial Wizard", CovertAction Quarterly no. 74 (Fall 2002).

41. The Gelders draw this comparison, The Timely Rain, 64.

42. John Pomfret, "Tibet Caught in China's Web", Washington Post, 23 July 1999.

43. Kim Lewis, correspondence to me, 15 July 2004.

44. Kim Lewis, additional correspondence to me, 16 July 2004.

45. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, 51.

46. Tendzin Choegyal, "The Truth about Tibet."

47. The Dalai Lama in Marianne Dresser (ed.), Beyond Dogma : Dialogues and Discourses (Berkeley, Calif. : North Atlantic Books, 1996).

48. Quoted in San Francisco Chronicle, 17 May 2001.
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MessageSujet: Re: Tibet ?   Mar 18 Mar 2008, 11:24

Bravo pour ce bel exemple de propagande!!
Qui pourrait imaginer que nous sommes au vingt et unième siècle?
Nous espérons donc une suite...
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MessageSujet: Re: Tibet ?   Mar 18 Mar 2008, 13:17

JPD a écrit:
Bravo pour ce bel exemple de propagande!!
Qui pourrait imaginer que nous sommes au vingt et unième siècle?
Nous espérons donc une suite...

L'auteur de cette étude fort bien documenté (et assez neutre) est un américain, plutôt sérieux : http://en.wikipedia.org/wiki/Michael_Parenti

No comment...... (la vérité doit être dite, vous en faite ce que vous voulez)
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MessageSujet: Re: Tibet ?   Mar 18 Mar 2008, 18:46

La presse couchée ne nous a jamais parlé de ça. C'est bizarre quand même, non ? Suspect
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MessageSujet: Re: Tibet ?   Mar 18 Mar 2008, 19:27

Tarouille, avec tout ce que tu as à dire sur la vie sociale et politique tu devrais te lancer dans la création de ton blog personnel.

Je suis sûr que tu aurais du succés

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MessageSujet: Re: Tibet ?   Mar 18 Mar 2008, 19:41

beaucoup de choses sont niées par la presse.
Il suffit de regarder autour de nous.
Pour nos dirigeants et la presse, nous ne sommes que des
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Tarouilan
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MessageSujet: Re: Tibet ?   Mar 18 Mar 2008, 20:35

GoodyGuy a écrit:
Tarouille, avec tout ce que tu as à dire sur la vie sociale et politique tu devrais te lancer dans la création de ton blog personnel.Je suis sûr que tu aurais du succés

L'origine de ces recherches, ........c'est ma femme chinoise, qui a contact avec le public dans sont travail, et qui se faisait houspiller par ses clients, à longueur de journée à propos de cette actualité, et me demandait des données d'origine non chinoise, sur ces braves Tibétains, et j'ai été surpris de découvrir tout cela, j'en avais un peu entendu parler, mais à ce point la... !

Un blog, tu me passe un coup de main.......? La rubrique auto, animée par grenouille ...?
dugaga a écrit:
beaucoup de choses sont niées par la presse.
Il suffit de regarder autour de nous.
Pour nos dirigeants et la presse, nous ne sommes que des

Les médias, ne sont pas des historiens ou des chercheurs, ils perdraient leur part d'audience, s'ils faisaient trop appel aux neurones des téléspectateurs..

Et entre nous, cela fait du bien de taper sur les chinois, avec la crise qui se développe dans nos contrées ou l'on craint que tout l'hexagone ne soit recouvert d'entrepôts chinois générant les dernières offres d'emploi en France, dans le gardiennage ou la manutention......affraid


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MessageSujet: A qui la faute ?   Mar 18 Mar 2008, 20:50

La cause de tout cela ? Simplement Mao qui décida en 1950 d'envahir le Tibet ...
A mon avis on n'a pas fini de parler des Chinois...
On va rire jaune ?!?
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MessageSujet: Re: Tibet ?   Lun 24 Mar 2008, 17:51

On se croirait dans le neuf-trois : https://www.dailymotion.com/video/x4tde6_lhasa_news
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MessageSujet: Re: Tibet ?   Mer 26 Mar 2008, 21:24

Lhassa : les premiers morts étaient des chinois victimes des incendies allumés par les émeutiers

25 mars 2008


Depuis le début de la crise au Tibet la plupart des medias ont adopté l’habituelle grille de lecture en noir et blanc, opposant cette fois gentils Tibétains et abominables Chinois. Le chiffre de 140 morts est répété à satiété sur toutes les ondes, preuve évidente de la férocité du régime communiste. Mais la plupart ne mentionnent jamais le fait que les premieres victimes de ces jours tragiques ont été des chinois pris au piège de leurs magasins en proie aux incendies allumés par les émeutiers, ou victimes de lynchage.

Le reportage de la TV chinoise que nous proposons ci-dessous montre les scènes de violences et de pillages dont Lhassa a été le théâtre le 14 mars. Plusieurs proches des victimes chinoises sont interrogés, dont le père d’une jeune femme, brûlée vive, ainsi que quatre camarades, dans l’incendie d’un magasin de vêtements.

La réalité des faits relatés par ce reportage, qui reprend le point de vue - et la langue de bois du « socialisme réel » - des autorités, pourrait être sujette à caution [1]. Mais le témoignage du journaliste de The Economist présent durant les évènements, que nous avons reproduit, ne laisse aucun doute quant à leur véracité [2] .

Le 14 mars des foules déchainées se sont livrées au pillage et à la violence contre des habitants désarmés qui n’ont dû leur salut qu’à la fuite.

La police n’a pas ou peu fait usage de ses armes lors des deux premières journées de troubles.

Dans le monde entier des voix s’élèvent pour dénoncer la « répression » du régime de Beijing. Mais quel est l’état qui serait resté sans réagir devant des faits d’une telle gravité ?

Les médias font régulièrement leur autocritique après chaque dérapage majeur. Du charnier de Timisoara à la première guerre du Golfe et ses désormais fameuses couveuses de Kowait city, les journalistes jurent leurs grands dieux que l’on ne les y reprendra plus, que plus de précautions seront prises à l’avenir, que la déontologie sera respectée.

L’exemple récent du Tibet nous montre qu’il n’en est rien. L’information spectacle, la dramatisation, la scénarisation simplificatrice sont toujours à l’oeuvre sans retenue, et l’émotion mise en scène se substitue à l’analyse, à l’exercice du jugement, à la raison.

La réalité des évènements et les enjeux de la crise tibétaine sont ignorés, les motifs de ses acteurs à peine évoqués, et le boycott, implicitement considéré comme la seule réaction possible, devient l’indépassable critère de moralité publique du jour.

Journaux télévisés et radiophoniques se sont transformés en tribunaux où les journalistes drappés d’indignation s’attribuent le rôle de procureurs intransigeants et courroucés [3], sommant leurs invités de répondre par oui ou par non, boycott ou pas boycott, avec pour sentence immédiate l’excommunication, le rejet dans les ténèbres de la compromission, sans aucun doute munichoise, à la moindre hésitation.

Enjeux

Cette agitation médiatique, ces coups de mentons moralisateurs à bon compte, non seulement ignorent les violences de Lhassa mais font également l’économie des questions fondamentales qui permettraient de juger en connaissance de cause de ces évènements.

Le Tibet fait-il oui ou non partie de la Chine ?

Quelle est la nature du mouvement politique tibétain ?

Et accessoirement, quelle est la dimension géopolitique de ces évènements ?

A la première question, la réponse semble unanime, y compris de la part du Dalai Lama. De ce fait, si l’on peut légitimement s’inquiéter de la sévérité, de la légalité et de la nature des mesures prises par Beijing pour restaurer l’ordre, on ne saurait lui constester ce droit. Les émeutiers et les criminels qui ont molesté, lapidé et brûlé vifs les chinois de Lhassa doivent de toute évidence être arrêtés, poursuivis et condamnés, et on ne saurait reprocher aux autorités chinoises d’y procéder en due diligence.

La deuxième interrogation n’est quant à elle jamais soulevée. Les revendications et la nature du gouvernement en exil tibétain sont des quasi-inconnues.

La confusion entre pouvoir temporel et autorité religieuse, patente dans le cas du Tibet et d’ordinaire vue avec méfiance, semble cette fois ne déranger quiconque.

Pourtant, si le Dalai Lama est présenté comme une autorité morale, il est également l’héritier d’un régime féodal et théocratique, qui maintenait la paysannerie tibétaine dans l’arriération et la misère avant l’arrivée au pouvoir du régime communiste, mettant fin à l’esclavage, aux supplices et aux sévices, monnaie courante à l’époque [4] .

Le rôle des USA ne saurait non plus être sous estimé dans les évènements actuels. Washington, toujours guidé par la volonté de conserver la prééminence dans les affaires du monde, a identifié depuis longtemps la Chine comme son prochain challenger sur la scène internationale. Les revendications autonomistes du Tibet lui fournissent un foyer de déstabilisation à même de géner Beijing, et la perspective d’un Tibet indépendant, aussi peu réaliste soit-elle, présente l’attrait irrésistible de pouvoir enfoncer un coin dans le flanc de l’adversaire. De ce fait, le gouvernement en exil et les revendications séparatistes peuvent compter sur l’appui sans faille des USA, de ses agences et de ses relais habituels, comme par exemple le toujours vibrionnant Robert Menard [5].

Evolutions

Depuis 1959, dans le conflit latent entre Lhassa et Beijing, du chemin a été parcouru de part et d’autre, et les lignes d’oppositions anciennes se déplacent.

La constitution rédigée par le gouvernement tibétain en exil affirme aujourd’hui son attachement aux droits de l’homme et à la liberté de conscience et l’ancien régime théocratique, se réformant peu à peu, a récemment adopté le format d’une monarchie constitutionnelle. Le Dalai Lama lui même se qualifie de « demi marxiste, demi bouddhiste. »

La Chine, engagée à marche forcée dans sa révolution économique, bouscule ses vieux dogmes et transforme en profondeur le pays à une vitesse stupéfiante, ce qui ne va pas sans traumatiser une société traditionnaliste comme celle du Tibet, et explique sans doute en partie les troubles actuels.

Mais qu’à cela ne tienne, puisque l’indignation du jour, la seule question qui vaille, c’est boycott ou pas boycott.
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MessageSujet: Re: Tibet ?   Mer 26 Mar 2008, 23:34

Il serait bien que les journalistes puissent aller au Tibet pour rendre compte de ce qui s'y passe vraiment ...
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MessageSujet: Re: Tibet ?   Jeu 27 Mar 2008, 15:38

calm88 a écrit:
Il serait bien que les journalistes puissent aller au Tibet pour rendre compte de ce qui s'y passe vraiment ...

C'est sur que la communication de la Chine, avec ce ton néo-stalinien détestable, n'arrange pas les choses, ils ne savent pas du tout communiquer avec l'occident et aboutissent au contraire de ce qui serait souhaitable, mais il est sur que le problème du Tibet, comme celui du Falun Dafa (Falun Gong) comme le problème Ouïgours.....sont des entreprises de déstabilisation de la Chine, organisées à coup de budgets colossaux par les USA, il est vraiment dommage que la population mondiale se laisse manipuler de la sorte...

Quand au régime politique et social du Dalaï-Lama, c'est un retour à un moyen âge le plus détestable, avec l'esclavage comme statut social de la majorité de la population, la torture des opposants, une religion d'état obligatoire..... en bref, une secte géante infiniment pire que les amis scientologues de Sarko, c'est pas peu dire......

Quand aux journalistes occidentaux au Tibet....... ils y sont contraints maintenant..... Basketball
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MessageSujet: Re: Tibet ?   Jeu 27 Mar 2008, 22:58

Organigramme militaire chinois pour le Tibet :

CHICHE QUE L'ON PUISSE TROUVER CELUI DES USA.... avec les services correspondants aux USA..... IMPOSSIBLE .... le coté obscure de la force EST VRAIMENT TOTALEMENT OBSCURE ...... CIA .... NSA ..... des budgets inimaginables.... le centre du lavage de cerveau planétaire est totalement secret et caché......

Le président chinois Hu Jintao vient de créer de toute urgence une cellule de crise militaro-sécuritaire sur le Tibet. Objectif : sauver les JO de cet été et empêcher sa mise en accusation, en interne, par l’aile dure du Parti communiste.


Créé la semaine dernière par le président Hu Jintao pour faire échec aux soulèvements au Tibet et dans les provinces avoisinantes, le "groupe spécial de travail sur le Tibet" a un second objectif : contrer les éléments conservateurs au sommet de l’Etat et au sein du Parti communiste chinois (PCC), qui estiment qu’une trop grande ouverture à l’approche des Jeux olympiques risque de provoquer des mouvements spontanés, mettant en cause le statut du parti unique au pouvoir.

Ce "groupe" rassemble des chefs de services spéciaux, des militaires et des politiques fraîchement nommés et membres du clan de Hu Jintao, à l’exception de Zhou Yongkang : numéro trois du PCC et superviseur des services de sécurité, il est issu du "clan de Shanghaï" de l’ancien président Jiang Zemin (voir schéma).

Au Tibet, Hu Jintao compte fermement sur l’appui du Guoanbu (Sécurité d’Etat), dirigé par Geng Huichang qu’il a fait nommer l’été dernier. Ce service est notamment chargé de fournir des informations sur le rôle des Etats-Unis dans la crise. A Lhassa, capitale de la région autonome du Tibet, son représentant depuis 2004 est Le Dake (comme l’a révélé le journaliste Roger Faligot dans Les Services secrets chinois, de Mao aux JO, éd. Nouveau monde). Avec le chef du desk Tibet du Guoanbu, le Tibétain Gaisang Qupei, Le Dake dirige les infiltrations en Inde où est exilé le dalaï-lama et contre lequel il monte des opérations pour l’isoler politiquement.


<table cellSpacing=5 cellPadding=0 width=200 align=left border=0><tr vAlign=top><td width=200></TD></TR></TABLE>
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MessageSujet: Re: Tibet ?   Dim 06 Avr 2008, 10:10

Tarouilan a écrit:
GoodyGuy a écrit:
Tarouille, avec tout ce que tu as à dire sur la vie sociale et politique tu devrais te lancer dans la création de ton blog personnel.Je suis sûr que tu aurais du succés

L'origine de ces recherches, ........c'est ma femme chinoise, qui a contact avec le public dans sont travail, et qui se faisait houspiller par ses clients, à longueur de journée à propos de cette actualité, et me demandait des données d'origine non chinoise, sur ces braves Tibétains, et j'ai été surpris de découvrir tout cela, j'en avais un peu entendu parler, mais à ce point la... !

Un blog, tu me passe un coup de main.......? La rubrique auto, animée par grenouille ...?
dugaga a écrit:
beaucoup de choses sont niées par la presse.
Il suffit de regarder autour de nous.
Pour nos dirigeants et la presse, nous ne sommes que des

Les médias, ne sont pas des historiens ou des chercheurs, ils perdraient leur part d'audience, s'ils faisaient trop appel aux neurones des téléspectateurs..

Et entre nous, cela fait du bien de taper sur les chinois, avec la crise qui se développe dans nos contrées ou l'on craint que tout l'hexagone ne soit recouvert d'entrepôts chinois générant les dernières offres d'emploi en France, dans le gardiennage ou la manutention......affraid

bonjour tarouilan, je suis étonné de tes propos, en france nos ainés aussi ont connu les affres d'une armée d'occupation, c'est terrible !
moi je n'ai pas oublié les témoignages de mes ainés !!
j'ai eu la chance de naître après ces guerres, mais je suis aujourd'hui assez agé pour savoir que si mon pays était envahit et occupé aujourd'hui comme le tibet, et bien je résisterai contre l'occupant !
la chine occupe le tibet militairement !
la chine doit partir du tibet !



avec mes respects

ps : ça n'engage que moi, mais depuis trois ans environ, j'ai choisi de ne plus acheter de produits chinois !


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MessageSujet: Re: Tibet ?   Dim 06 Avr 2008, 10:48

krisog a écrit:
avec mes respects :chapeau:ps : ça n'engage que moi, mais depuis trois ans environ, j'ai choisi de ne plus acheter de produits chinois !

Le lavage de ton cerveau fonctionne bien...(tu as raison de souligner, que cela se passe à ce niveau ).. faut dire qu'il a un budget très conséquent derrière..... les centaines de milliards..... de la CIA...

Prend la peine de lire au dessus, ce qu'est vraiment le Tibet...
albino albino albino

Tu dois être des leurs....

Edgard Morin, .... l'ami de Sarkoléon, a exposé aussi.... >>>j'espère que tu lis aussi autre chose que l'E. Morin revu et corrigé par le triste nabot.. >>>E. Morin dans le texte...par exemple..>>> Edgar Morin préconise en effet une dose de décroissance dans les secteurs dans lesquels la croissance a eu des effets pervers, et plaide pour la qualité plutôt que la quantité .... c'est à dire une opposition radicale à tout ce qu'est intrinsequement la culture des USA..... Allez.... va bouffer un Mac Do aux OGM.....


Dernière édition par Tarouilan le Dim 06 Avr 2008, 11:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tibet ?   Dim 06 Avr 2008, 11:20

Tarouilan a écrit:
krisog a écrit:
avec mes respects :chapeau:ps : ça n'engage que moi, mais depuis trois ans environ, j'ai choisi de ne plus acheter de produits chinois !

Le lavage de ton cerveau fonctionne bien...(tu as raison de souligner, que cela se passe à ce niveau ).. faut dire qu'il a un budget très conséquent derrière..... les centaines de milliards..... de la CIA...

Prend la peine de lire au dessus, ce qu'est vraiment le Tibet...
albino albino albino

Tu dois être des leurs....

je suis avec personne, j'ai bien lu ce que tu écrit et mon cerveau n'est pas en cause vénérable tarouilan, tu ne peux pas nier que la chine occupe le tibet militairement contre son grès, pour cette seul réalité, ils ont tort pour moi, et doivent quitter ce pays. Neutral

mon mode de penser est très libre et simple :
1/ non-généralisation
2/ non-idéalisation
3/ non-explication

de fait je pense que quiconque prétend s'ériger en juge de la vérité et du savoir s'expose à périr sous les éclats de rire, puisque nous ignorons comment sont réellement les choses et que nous n'en connaissons que la représentation que nous en faisons.
study ceci est valable pour tous !
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MessageSujet: Re: Tibet ?   Dim 06 Avr 2008, 11:29

Bon Mac Do aux OGM, moi pas client...

Défendre des moines pédophiles, qui sodomisaient sauvagement des moinillons de 9 ans, crevant de faim dans les zones rurales..et enrôlés de force (enlèvement comme Fourniret) dans leurs sales couvents, .....des moines qui avant 1953, avait la propriété de toutes les terres du Tibet, qui avaient réduit toutes la population en esclavage et à la famine..... qui pratiquaient la torture, avec arrachage des lèvres, des yeux, des viscères, >>> pour tous regards de travers à leur égard..... no comment...... du moment que tu trouves cela défendable, il n'y a plus rien à dire de plus... affraid affraid affraid

Le Tibet a été créé de toute pièce par la Chine...... qui a même épaulé le lamaïsme en plus..... vers le 15ème siècle*......... A L'ORIGINE CES POPULATIONS ETAIENT ANIMISTES....... se cultiver, n'est pas interdit ...

*Au treizième siècle, l'Empereur (Mongol) Kublai Khan >>> qui a fondé la dynastie Yuan a régné sur la Chine de 1271 à 1368, et succède à la dynastie Song qui a régné sur la Chine entre 960 et 1271....a créé le premier Grand Lama, qui devait présider tous les autres lamas à l'instar d'un pape qui préside ses évêques. Plusieurs siècles plus tard, l'Empereur de Chine a envoyé une armée au Tibet pour soutenir le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui s'est alors donné le titre de Dalaï (Océan) lama, dirigeant de tout le Tibet. C'est tout à fait une ironie de l'histoire : le premier Dalaï-lama a été installé par une armée chinoise.

Pour élever son autorité, le premier Dalaï-lama saisit les monastères qui n'appartenaient pas à sa secte et aurait détruit les écritures bouddhistes qui étaient en désaccord avec sa revendication à la divinité. Le Dalaï-lama qui lui a succédé a poursuivi une vie sybaritique, jouissant de la compagnie de beaucoup de maîtresses, faisant la fête avec des amis, et agissant entre autres façons considérées inconvenantes pour une divinité incarnée. Pour cela, il fut éliminé par ses prêtres. Durant 170 ans, malgré leur statut reconnu de dieu, cinq Dalaï-lama ont été assassinés par leurs grands prêtres ou par d'autres courtisans...... Vive la non-violence à la sauce Dalaï-Lama.....


Dernière édition par Tarouilan le Dim 06 Avr 2008, 13:04, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Tibet ?   Dim 06 Avr 2008, 11:55

Tarouilan a écrit:
Bon Mac Do aux OGM, moi pas client...

Défendre des moines pédophiles, qui sodomisent sauvagement des moinillons de 9 ans, crevant de faim dans les zones rurales..et enrôlés de force dans leurs sales couvents, .....des moines qui avant 1953, avait la propriété de toutes les terres du Tibet, qui avaient réduit toutes la population en esclavage et à la famine..... qui pratiquaient la torture, avec arrachage des lèvres, des yeux, des viscères, >>> pour tous regards de travers à leur égard..... no comment...... du moment que tu trouve cela défendable, il n'y a plus rien à dire de plus... affraid affraid affraid

vénérable tarouilan, je ne mange pas chez macdo pourquoi me dit-tu ça ?
les ogm, j'évite mais n'en mangeons nous pas déjà sans le savoir ?
je ne prend la défense de personne et ne juge pas.

je n'étais pas présent pour témoigner des faits que tu relate ici !
j'ai pour habitude de ne pas propager une information que je n'ai pas personeelement vécu ou été témoin, c'est ma discipline, le dire des uns ou des autres glissent sur mon esprit comme sur mon imperméable, je préfère de loin garder le silence.
as-tu toi même été témoin de tout ça ! Question
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